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Le forcené de Longueuil pourrait-il être libéré en attendant son procès?

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Les accusations sont tombées mercredi pour André Gionet Houle, au palais de justice de Longueuil.

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L’homme en crise aurait été à l’origine d’un conflit familial qui s’est soldé en un imposant déploiement policier, mardi après-midi.

L’homme de 36 ans a été notamment accusé de voies de fait graves, menaces et agression armée.

Dans un premier temps, la cour aura le mandat de statuer sur sa remise en liberté.

Pour le criminaliste Jean-Pierre Rancourt, il a fort à parier que l’accusé demeurera incarcéré en attendant son procès.

«Je serais très surpris de voir qu’il soit remis en liberté. Surtout qu’il a des antécédents judiciaires», a-t-il affirmé.

Selon l’avocat, la prochaine étape sera d’évaluer si André Gionet Houle est apte à comparaître ou pas.

Mercredi, c’est de son lit d’hôpital que l’accusé a comparu.

L'état psychologique de l'accusé

La possibilité que l’individu ait été sous l’influence de drogues et/ou d’alcool doit être étudiée.

Mais Jean-Pierre Rancourt insiste : la consommation de drogue ne peut déresponsabiliser un accusé d’un crime. Néanmoins, une intoxication, si elle est prouvée, peut servir d’argument à la défense pour réduire la peine d’emprisonnement.

«Quand on s’intoxique, on le fait volontairement. Alors, on ne peut pas venir plaider ça et dire : j’étais intoxiqué, donc je n’étais pas responsable de mes actes», a expliqué le criminaliste.

Chose certaine, une évaluation psychiatrique sera de mise.

«C’est un cas où on doit absolument savoir dans quel état cet individu-là était au niveau psychiatrique au moment où il a commis ces actes-là, parce que ça n’a pas de bon sens d’avoir agi de cette façon-là», a commenté Me Jean-Pierre Rancourt.

Et parmi les 13 chefs d’accusation qui pèsent contre André Gionet Houle, c’est celui d’agression d’armée qui pourrait le garder derrière les barreaux le plus longtemps.

«S’il est déclaré coupable, ce sont des sentences qui sont importantes. Ça va jusqu’à 14 ans», a expliqué Me Jean-Pierre Rancourt.

La policière a-t-elle eu raison de faire feu?

Plusieurs s’interrogent sur les quatre coups de feu tirés par une policière en direction du suspect.

Certains lui ont reproché d’avoir raté la cible, alors que d’autres affirment que les balles auraient pu faire ricochet et heurter un membre du voisinage.

Selon le policier à la retraite Mario Berniqué, qui a regardé attentivement la vidéo de l’intervention policière, la policière a dirigé son arme de manière à limiter les risques de ricochets de balles.

Mario Berniqué a précisé qu’une foule d’éléments devront être analysés afin de déterminer s’il était justifié d’ouvrir le feu. L’historique de l’évènement de mardi et la dangerosité du suspect seront étudiés.

«On a vu, après les deux premiers coups de feu, qu’il semble les avoir entendus, parce qu’il a freiné. Ce sont toutes des choses qui vont être analysées. Il a fait un pas de reculons et s’il a décidé de continuer, on peut se demander c’était quoi son intention», a avancé le policier à la retraite.