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Pourquoi la CAQ devrait taxer les riches

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Pour le Fonds monétaire international (FMI), c’est assez clair : notre sortie de crise nécessite une imposition supplémentaire des plus riches.

Le président Joe Biden croit à ce même remède pour insuffler un vent de social-démocratie aux États-Unis. Il « veut changer de paradigme », a-t-il expliqué.

Le paradigme, c’est celui-ci : une diminution scandaleuse de l’imposition des plus riches depuis 40 ans et, donc, une croissance des revenus à l’avantage des plus fortunés.

Résultat des courses, dans l’ordre : moins d’argent pour les États, des services publics qui se dégradent, des inégalités de richesses qui s’amplifient et un sentiment d’être cantonné à son barreau de l’échelle sociale.

Nationalisme économique

À la CAQ, malgré des dépenses qui augmentent et des inégalités exacerbées par la crise, la voie toute tracée du FMI et du président Biden n’est pas considérée.

Pas question d’augmenter les impôts des plus riches, disent-ils, effrayés par toute réaction négative des élites économiques.

Et pourtant, on pourrait penser que le nationalisme économique caquiste s’accorderait bien avec un impôt de pandémie.

Une mesure nationaliste, dans la mesure où elle pourrait rétablir un rapport de force qui, depuis des décennies, est à l’avantage des plus riches. Si on prétend gouverner pour la majorité, on défend les intérêts de la majorité et non ceux d’une minorité possédante.

Une mesure économique ensuite, car ce même rapport de force menace la pérennité de nos institutions sociales et politiques.

D’une capacité hospitalière insuffisante, d’infirmières et de professeurs épuisés, à la qualité de l’air dans les écoles, jusqu’aux milliers de complotistes, plusieurs échecs sociaux se sont révélés durant la crise. Ils se sont immiscés dans nos angles morts collectifs.

Tous ces problèmes ne pourront être résorbés par des déficits éternels.

Un impôt de pandémie, ce n’est pas enfiler le déguisement de Robin des Bois. C’est une politique de solidarité et de prise de conscience que des inégalités s’accentuent au Québec.

Et qu’une des façons de s’y attaquer, c’est d’aller chercher l’argent là où il se trouve.