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Des travaux communautaires pour avoir incité à la haine

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Disant espérer « qu’un autre Denis Lortie se présente à l’Assemblée nationale », un individu de Charlesbourg qui a plaidé coupable à une accusation d’incitation à la haine a écopé d’une sentence suspendue de deux ans.

Ces propos haineux, Martin Tremblay, 49 ans, les a tenus à l’été 2020 à la suite d’un accident de vélo, alors qu’il se trouvait isolé chez lui et qu’il s’est mis à fréquenter les réseaux sociaux. 

« Il faut prendre conscience que ces sites sont de magnifiques caisses de résonance où l’esprit critique est rarement au rendez-vous », a mentionné le juge Jean-Louis Lemay, qui a entériné la suggestion faite de façon commune par l’avocat de la défense, Me Pierre Desruisseaux, et la stagiaire au Barreau, Odélie Beaurivage Godbout.

Anxiété

« Présentement, la fatigue de certaines personnes en lien avec les mesures de protection amène de l’anxiété et il faut être conscient qu’une parole comme celle que vous avez écrite peut être l’étincelle qui va pousser quelqu’un à passer à l’acte », a poursuivi le magistrat. 

« Peu importe ce que vous pensez des décisions du gouvernement, n’oubliez pas que ces gens-là n’ont pas à craindre de se rendre à leur travail ou à regarder par-dessus leur épaule pour voir si un petit soldat du web déraillerait à la suite d’une suggestion faite par des gens comme vous », a-t-il ajouté.

Interdit de communiquer avec le PM

Au cours de la prochaine année, Tremblay devra effectuer 150 heures de travaux communautaires et, pour une période de deux ans, il lui sera interdit de communiquer de façon directe ou indirecte avec le premier ministre, d’y faire référence sur les réseaux sociaux et de se rendre à l’Assemblée nationale. . 

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