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«Star Académie»: Maxime Bissonnette-Théorêt, réalisateur de père en fils

Maxime Bissonnette-Théorêt
Photo Courtoisie Maxime Bissonnette-Théorêt

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La télévision et les variétés coulent dans les veines de Maxime Bissonnette-Théorêt. Petit-fils de l’un des «pères» du petit écran québécois, Jean Bissonnette, et fils du réalisateur Pierre Théorêt, l’artisan laisse à son tour sa marque en étant aux commandes des galas du dimanche de «Star Académie».

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Maxime Bissonnette-Théorêt a pris le relais de Daniel Laurin à la réalisation sur les grands plateaux dominicaux de «Star Académie» le 28 mars dernier. C’est à lui qu’on doit les numéros hommages à Elton John et Francine Raymond, ainsi que le deuxième segment signé Mika, dont il se dit particulièrement fier, et c’est lui qui terminera la saison, le 2 mai prochain.

Joueur d’équipe, le maître d’oeuvre salue le boulot accompli par ses collaborateurs (metteur en scène, directrice artistique, directeur photo), qui collaborent tous à fignoler un spectacle hebdomadaire aussi beau que bon.

«Ce que j’aime du variété, c’est vraiment d’amplifier l’émotion qu’on a en regardant ces jeunes et ces musiciens jouer sur la scène, explique-t-il. Ce que je veux, dans mon découpage et la façon dont on filme, c’est de lui donner une coche de plus. Quand ma mère ou mes amis m’appellent le lendemain pour me dire qu’ils ont pleuré pendant une chanson, oui, c’est grâce à l’interprète, mais aussi, probablement, à la façon dont je l’ai "shooté" (présenté). C’est ce qui me fait le plus plaisir.»

Maxime Bissonnette-Théorêt
Photo Agence QMI, Joel Lemay

Rêve réalisé

Difficile d’éviter d’aborder le sujet de son arbre généalogique en entrevue, mais Maxime B-Théorêt est loin de s’être fié à ses noms de famille pour se tracer un chemin dans les coulisses de la télévision.

Diplômé du programme Art et technologie des médias de Jonquière en 2003, il a d’abord fait ses classes comme monteur, puis s’est vu confier des mandats de réalisation et s’est ainsi promené des décors d’«En mode Salvail» à ceux de «Cette année-là», «Bonsoir Bonsoir» et «Belle et Bum».

En termes d’envergure et de grand déploiement, «Star Académie» demeure «le plus gros projet sur lequel il a travaillé dans [sa] vie».

«J’ai souvent remercié Jean-Philippe Dion (le producteur) de prendre la chance de me mettre sur cette émission, que j’ai toujours aimée. La première édition de "Star Académie" a été diffusée alors que je sortais de l’école, et plusieurs de mes amis y ont fait des stages. J’étais bien jaloux d’eux! De me retrouver, presque 20 ans plus tard, à réaliser ce "show"-là, c’est énorme!»

Vaste héritage

Évidemment, on a beaucoup jasé des origines de Maxime à ses débuts dans l’industrie, lui qui est tombé dans la potion tant du côté de sa mère (par son illustre grand-père Jean Bissonnette) que de son père (ses parents se sont rencontrés lors de leurs études en cinéma, mais sa mère n’a jamais œuvré dans le domaine).

«Ça met une pression énorme quand tu commences dans le milieu, reconnaît-il. Dans les premières années, on te dit que tu travailles parce que tu es "le fils ou le petit-fils de", mais tout ça disparaît assez rapidement, parce que tu fais ta propre marque. Les gens voient comment tu travailles et apprécient travailler avec toi. Maintenant, c’est surtout de l’amour que je reçois; les gens qui ont travaillé avec mon père ou mon grand-père me racontent des anecdotes. C’est plus du bonheur qu’au début!»

De l’héritage de son grand-père, Jean Bissonnette – qui a jeté les bases de notre culture télévisuelle, de «Moi et l’autre» à «Un gars, une fille», et décédé en 2016 – et de son père, Pierre Théorêt, qui a beaucoup travaillé en fiction («Rumeurs», «Mémoires vives», «Les Parent», etc.) et en jeunesse, que retient Maxime? La question le déroute par son importance.

«Autant en jasant avec mon grand-père, du temps qu’il était vivant, qu’en regardant des documentaires sur lui, je me suis rendu compte qu’il a posé toutes les bases de la télévision. C’est un peu étrange, parce qu’on réutilise des "patterns". On refait des choses que je voyais dans "Les Couche-Tard"! C’est fascinant. La télévision a évolué, mais les bases vont toujours demeurer les mêmes. Du côté de mon père, je suis tout aussi fier de lui, qui a fait des séries comme "Rumeurs", et qui a apporté un vent de fraîcheur en fiction il y a 10 ou 15 ans.»

Le variété de «Star Académie» est présenté le dimanche, à 19 h, à TVA.