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Baseball à Montréal: le concept des villes-sœurs est bien en vie

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Malgré un certain scepticisme, le propriétaire des Rays Stuart Sternberg persiste et signe : le projet des villes-sœurs impliquant Tampa Bay et Montréal va de l’avant.

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«Nous croyons en l’idée d’avoir du baseball dans notre communauté et en même temps, créer des liens, des connexions et des opportunités avec une ville de classe mondiale comme Montréal», a notamment exposé Sternberg, jeudi, lorsqu’invité à faire le point sur la situation des Rays et sur l’avenir du site du Tropicana Field devant le conseil de ville de St. Petersburg.

«J’ai entendu le scepticisme et je peux vous assurer que le plan rendait aussi sceptiques ceux qui ont suivi le dossier sur une base quotidienne, soit le commissaire [Rob Manfred], les gens qui travaillent avec lui et avec moi aussi, a-t-il ajouté, selon des propos d’abord rapportés par le journaliste Jérémy Filosa, du 98,5 FM. Certaines personnes ne peuvent voir au-delà et comprendre à quel point ce concept peut être fantastique pour cette ville et cette région tandis que d’autres voient plus loin et reconnaissent que c’est une occasion à saisir qui peut vraiment être différente et innovatrice.»

Rob Manfred
Photo d'archives, AFP
Rob Manfred

Un nouveau stade projeté

Cette séance, décortiquée par l’Agence QMI, a par ailleurs offert quelques révélations intrigantes.

Si Sternberg a parlé de partenariats possibles au niveau touristique et culturel entre le Québec et la Floride, les co-présidents des Rays Brian Auld et Matthew Silverman ont emboîté le pas en évoquant la possibilité d’élever la région de St. Petersburg au niveau national et même internationalement. Cela doit toutefois passer, selon les représentants des Rays, par la construction d’un nouveau stade sur le site entourant le Tropicana Field, actuel domicile de l'équipe.

«Il y aurait le potentiel de disputer nos matchs du camp d’entraînement dans le nouveau stade et autour de 40 matchs de saison régulière, ce qui correspond à de multiples opportunités pour les partisans des Rays de voir l’équipe directement au stade, a par ailleurs avancé Auld, toujours en vertu du concept des villes-soeurs. Et n’oubliez pas, chaque match [incluant ceux disputés à Montréal] serait diffusé à la télévision et à la radio.»

Auld a par ailleurs insisté sur l’impact économique qu’aurait le nouveau stade multisport (et écoresponsable) sur la région, en raison des emplois créés ainsi que des nouveaux commerces et restaurants qui s’ajouteraient tout autour.

Garder les Rays

Invités à leur tour à prendre la parole, différents membres du conseil de ville ont noté l’importance de conserver les Rays dans la région de Tampa Bay, convenant néanmoins qu’il était préférable d’obtenir une garde partagée [avec Montréal] plutôt qu’assister à un départ définitif du club.

Concrètement, Silverman a pour sa part précisé que le concept des villes-sœurs avait toujours l’appui du commissaire. Des négociations avec l’Association des joueurs doivent néanmoins avoir lieu avec le baseball majeur, au cours desquelles des compensations salariales pourraient être discutées. La question des stades, autant dans la région de Tampa Bay qu’à Montréal, doit finalement avancer.

«Le temps est venu de mettre tout ça ensemble, de travailler ici dans la région de Tampa Bay (...) et aussi de travailler avec nos amis à Montréal pour essayer de rendre ça possible», a-t-il résumé.

Discrétion à Montréal

De ce côté-ci de la frontière, le Groupe Baseball Montréal, mené par l’homme d’affaires Stephen Bronfman, semble d’abord vouloir miser sur la discrétion. En mars, à la suite d’une inscription au registre des lobbyistes devant mener à une rencontre avec le gouvernement provincial, le premier ministre François Legault s'était montré ouvert à aider pour la construction d’un nouveau stade de baseball à Montréal.

«Si on est capables d'amener une équipe de baseball, puis que ça amène plus de revenus que l'aide qu'on donne à l'entreprise, bien, tout le monde est gagnant, incluant les Québécois», avait alors déterminé le premier ministre, qui en a par ailleurs plein les bras ces jours-ci avec le dossier du Grand Prix de Formule 1.

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