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Encore trop d’inconstance chez le Canadien

Le Tricolore est capable du meilleur comme du pire d’un match à l’autre... et même d’une période à l’autre

Flames vs Canadiens
Photo Martin Chevalier Le gardien Jake Allen semble se chercher dernièrement, tout comme ses coéquipiers, notamment Nick Suzuki.

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Marc Bergevin a montré du doigt le manque de constance de son équipe lors du bilan de ses transactions, indiquant que le Canadien se trouve là où il le mérite ; en milieu de peloton.

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Il est quand même étrange qu’une équipe soit capable du meilleur comme du pire d’un match à l’autre. Et même, parfois, d’une période à l’autre. 

« C’est assurément au niveau mental que ça se passe. On a eu suffisamment de temps depuis le début de la saison pour assimiler le système et le mettre à exécution », a soutenu Jeff Petry après le revers de 4 à 1 face aux Flames de Calgary mercredi. 

« Il faut absolument trouver cette constance. Avec la séquence qui nous attend [16 matchs en 26 jours, dont un périple de 10 jours en Alberta], nous n’aurons pas le choix d’être à notre mieux », a ajouté le défenseur.

Il y a quelques années, Bergevin avait dit souhaiter amener un changement de culture au sein de l’organisation en faisant l’acquisition de Shea Weber, ni plus ni moins que le plus grand leader livre pour livre du sport professionnel, à en croire l’évaluation du directeur général.

La culture a-t-elle changé ?

Il a amené ce changement de culture à la vitesse supérieure dans l’entre-saison en allant chercher Tyler Toffoli, Joel Edmundson, Corey Perry et Jake Allen, tous des gagnants de la coupe Stanley. Il a en même ajouté un autre, à quelques jours de la date limite des transactions, en amenant Eric Staal chez le Canadien.

Alors, pourquoi ?

« Il n’y a que deux ou trois équipes dans cette ligue qui sont capables de maintenir un niveau de constance élevé. Il n’y a pas de mauvaise formation dans ce circuit, alors chaque match est un combat », a indiqué mercredi soir Brett Kulak.

« Parfois, tout roule comme sur des roulettes, on se sent bien. D’autres fois, on reste pris dans notre territoire, on a moins d’énergie, on en arrache un peu plus, a poursuivi le défenseur. Ce sera comme ça le reste de la saison. Ça va nous préparer pour les séries. »

Les séries... Pour l’instant, il n’y a pas lieu de paniquer. Le Canadien a toujours trois matchs en main sur les Flames. Mais un revers ce soir et la troupe de Darryl Sutter n’accusera qu’un retard de deux points sur le quatrième rang que détient le CH. Le souffle chaud des Flames deviendra un peu plus intense.

Et contrairement aux hommes de Dominique Ducharme mercredi, ils ont saisi ce qui était à l’enjeu. En tout cas, ils en ont fait la démonstration.

Sentiment d’urgence

« On se bat également pour une place en séries. Ils sont tout juste derrière nous. Il nous reste encore quatre matchs à disputer contre eux. Il faut absolument jouer avec l’énergie du désespoir et ressentir le sentiment d’urgence. On veut participer aux séries. Ce seront des matchs importants », a souligné Nick Suzuki, dont l’inconstance est à l’image du Canadien.

Les Montréalais doivent également se fier à leur identité, c’est-à-dire utiliser leur vitesse et se déplacer en meute de cinq, ce qui a fait grandement défaut mercredi soir.

« Quand on bouge nos pieds, peu d’équipes sont capables de compétitionner avec nous. Notre jeu de transition est également une large portion de notre identité, a fait valoir Suzuki. Mais quand on n’a pas la rondelle, c’est difficile de se mettre en marche. »

Sur ce dernier point, gagner les mises en jeu permet justement d’éviter de courir constamment après la rondelle. Mercredi soir, ce fut un désastre (40 %), spécialement en territoire défensif (22 %).

Le Tricolore aura l’occasion de se reprendre ce soir. 

Price encore sur la glace

Pendant ce temps, Carey Price a sauté sur la patinoire pour une deuxième journée consécutive, jeudi matin. Il était accompagné de Corey Perry. 

Le reste de l’équipe a bénéficié d’une journée de congé jeudi. C’est à souhaiter que les joueurs aient fait le plein d’énergie physiquement et mentalement.

« Avec le système qu’on a en place, on peut battre n’importe qui. Il faudra s’assurer d’être prêts à travailler fort. On a confiance en ce groupe. On sait qu’on a les joueurs pour le faire. Il y en a qui ont eu de longs parcours en séries éliminatoires », a souligné Kulak.

Justement, à eux de montrer la voie. Et aux autres d’accepter de les suivre.

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