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Lithium: rejet de la proposition québécoise de SRG Mining

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L’un des plus sérieux prétendants à la reprise des actifs de North American Lithium (NAL), cette mine de La Corne en Abitibi actuellement sous la protection des créanciers, vient de mordre la poussière.

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La québécoise SRG Mining, de Mont-Royal, a reçu, hier, la confirmation par courriel que sa proposition de relance des activités d’extraction et de transformation de cette mine en difficulté avait été rejetée. La lettre adressée à SRG, datée du 13 avril, est signée par Benoit Fontaine, de Raymond Chabot Grant Thornton (RCGT), qui agit à titre de contrôleur dans ce dossier.

« Je n’en reviens pas. Je suis sidéré. J’ai les genoux sciés, a confié au Journal son président exécutif, Benoit LaSalle, quelques heures après avoir été informé de la nouvelle. J’ai beau réfléchir, tenter d’y voir clair, rien n’y fait. Je ne comprends pas. »

Plus de 100 M$ de pertes pour IQ

Ce dernier, fondateur de l’aurifère Semafo, avait fait les manchettes en février, en prétendant offrir avec SRG le meilleur espoir de relance de cette mine par des intérêts québécois. Sa proposition était soutenue financièrement par la Banque Nationale, Sprott Private Resource et Cormark.

Propriété chinoise, NAL a mis fin à l’exploitation de la mine et à la construction de son usine de carbonate de lithium en 2019, laissant Investissement Québec avec un manque à gagner de plus de 100 M$. C’est plus de la moitié des créances auxquelles font face ses actionnaires.

Convaincu de détenir l’expertise nécessaire à la relance de cette mine, Benoit LaSalle a tenté en vain hier d’obtenir des explications du ministre de l’Économie, Pierre Fitzgibbon. À nos questions, son cabinet a indiqué qu’il ne ferait « aucun commentaire ». 

Double discours ?

« On va tout faire pour comprendre et tenter de changer cette décision, a confié M. LaSalle. Nous exploitons des mines partout en Afrique ; je ne vois pas pourquoi nous ne serions pas capables de faire la même chose ici. »

Il craint qu’après avoir racheté Nemaska Lithium en soutenant vouloir garder le contrôle de nos ressources, Québec décide de vendre cette mine à des capitaux étrangers. Parmi les propositions toujours à l’étude, figureraient celles de l’australienne Sayona Mining, de l’américaine Evolution Metal et des chinoises CATL et Jilin Jien Nickel Industry. 

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