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Non, la police n’est pas toujours coupable

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Lire le nouveau Devoir, c’est se frotter régulièrement au ridicule.

Avant-hier, Mme Mariame Kaba y écrivait ceci :

« Pour remplir sa fonction, la police doit être raciste, patriarcale, capacitiste, homophobe et transphobe. Perpétuer un État capitaliste, suprémaciste blanc et cis-hétéropatriarcal implique de cibler, contrôler et contenir certains groupes. »

  • Écoutez la chronique de Joseph Facal avec Sophie Durocher sur QUB Radio :

Blâmée

Elle disait cela dans la foulée du décès tragique de Daunte Wright, dimanche à Minneapolis.

Les sages essaieront de comprendre ce qui s’est passé. Les militants, eux, savent toujours d’avance.

Ces outrances ne sont pas seulement proférées par des militants issus des communautés noires elles-mêmes.

Ils sont nombreux à penser ainsi chez Québec solidaire, au NPD, autour de Valérie Plante, dans l’univers médiatique, et dans le monde universitaire, où ils se déguisent en « chercheurs ».

Regardez leur sempiternel discours dans le cas des interventions policières.

Imaginons que la police arrive dans un quartier chaud, à Minneapolis ou à Montréal-Nord. 

Si la situation a déjà dégénéré à son arrivée, c’est que la police est intervenue trop tard.

Elle est donc négligente pour cause d’indifférence et de racisme. 

Si la police arrive avant que cela dégénère, arrête les agités et empêche le vandalisme, elle aura vraisemblablement usé de « force excessive ».

Si la police arrive en grand nombre pour être sûre d’avoir les effectifs requis, elle aura « surréagi ».

Si la police est trop présente dans les quartiers où le danger est élevé, oubliez les statistiques sur la criminalité : elle fait du « profilage racial ».

Bref, quoi qu’elle fasse, elle a forcément tort. 

Pourquoi ? Relisez la définition de la police de Mme Kaba rapportée plus haut.

Forcément, la police marche sur des œufs et hésite à intervenir.

Cela fait l’affaire de qui ? Des gangs de rue qui terrorisent d’honnêtes familles de leur communauté, qui veulent vivre en paix et savent qui sont leurs vrais alliés et leurs vrais ennemis.

Loin de moi l’idée de prétendre que la société majoritaire et la police n’ont pas leurs torts.

Il y a certes des policiers racistes comme il y a des professeurs racistes, mais qui dirait que le corps enseignant au complet est « systémiquement » raciste ?

Causes

Avez-vous aussi remarqué que les problèmes sociaux dans les communautés noires sont toujours « expliqués » par ces idéologues néo-racialistes par des causes extérieures à celles-ci ?

C’est toujours la faute de la société « blanche », de la police « blanche » et, pour expliquer l’échec scolaire, des programmes trop « blancs » et des examens trop « blancs ».

Pas un mot sur des causes internes pour expliquer aussi les problèmes.

Ces causes sont pourtant soulignées depuis longtemps par d’éminents intellectuels afro-américains (Thomas Sowell, E. F. Frazier, Jason Riley, John McWhorter, etc.) : monoparentalité élevée, pères partis, absentéisme scolaire, anti-intellectualisme, imprévoyance, glorification de la violence et démagogie des leaders autoproclamés.

Et bien sûr, pas un mot sur ce qui crève les yeux : si le racisme de la société « blanche » explique tout, si c’est toujours la faute des autres, qu’en est-il de l’exceptionnelle réussite académique des jeunes d’origine asiatique ?