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Qualité de l’air dans les écoles: Roberge modifiera les tests l'an prochain

Qualité de l’air dans les écoles: Roberge modifiera les tests l'an prochain
Photo d'archives Agence QMI, Joël Lemay

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Le réseau de l’éducation n’a aucun intérêt à cacher le vrai portrait de la qualité de l’air dans les écoles, plaide le ministre Jean-François Roberge, qui annonce toutefois que la méthode pour tester cet air sera changée l’an prochain.

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«Et l'an prochain, on va refaire des tests encore, et on fera des tests qui seront améliorés, parce qu'on va tenir compte des critiques. Je sais que le protocole a fait face à quelques critiques. On va en tenir compte pour l'élaboration des prochains protocoles», a affirmé aujourd'hui le ministre de l’Éducation, en conférence de presse. 

Le taux de CO2 dans l’air est un indicateur qui permet d’évaluer la qualité de l’air dans une salle de classe. Un taux plus élevé signifie que l’air se renouvelle moins rapidement, et est donc plus propice à la transmission de la COVID-19.  

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M. Roberge réagissait à la publication d’un reportage de Radio-Canada où l'on rapporte de «nombreuses irrégularités dans les tests de qualité de l’air à l’école au Québec». «Le protocole de mesure du gaz carbonique n’a pas été respecté dans la majorité des tests, ce qui a produit des résultats en dessous de la réalité», rapporte-t-on. Des fenêtres avaient été ouvertes dans les classes lors de la mesure.  

Le ministre a répliqué qu’il n’était pas d’accord avec la conclusion du reportage. Il est normal, dit-il, que des fenêtres soient ouvertes, même l’hiver, dans des écoles qui ne sont pas dotées de ventilation mécanique. «Même en hiver, même par grands froids, généralement, il y a toujours une fenêtre d’entrouverte», a-t-il affirmé en faisant valoir son expérience d’enseignant. Dans ces écoles, «le système de chauffage est conçu pour ça», a-t-il dit.  

Le ministre plaide que les centres de services scolaires n’ont aucun intérêt à tripoter les tests et à camoufler la réalité: si certaines salles de classe dépassent la norme, le ministre va fournir des échangeurs d’air, a-t-il dit. «Il faut avoir les vraies lectures pour avoir les fonds pour corriger les problèmes. On a acheté des échangeurs d’air à la disposition du réseau pour régler les problèmes lorsqu’il y en a. S’ils ne font pas la démonstration qu’ils en ont besoin, ils n’en recevront pas. Il n’y a absolument aucun incitatif à ne pas donner l’heure juste, zéro», a-t-il dit. 

Il faut toutefois dire que le protocole de test est critiqué depuis janvier, lorsqu’il a été annoncé. Plusieurs experts indépendants l’ont remis en question. M. Roberge soutient qu’il tiendra compte de ces critiques pour élaborer une nouvelle méthodologie l’an prochain. 

Mais la pandémie fait rage en ce moment, le variant britannique plus contagieux provoquant une hausse des cas dans plusieurs régions du Québec. Le ministre croit-il que la mauvaise ventilation de certaines salles de classe a pu contribuer à la transmission de la COVID? «Je n’ai aucune preuve allant en ce sens-là», a-t-il dit. 

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