/entertainment/star-academie
Navigation

«Star Académie» : Vincent Vallières et le passage du temps

Coup d'oeil sur cet article

Le 25 février dernier, Vincent Vallières publiait sur sa page Facebook la première photo de presse officielle de sa carrière. «Quelque part en 1999, un jeune chansonnier sherbrookois tente de trouver sa voie, mais la route n’est visiblement pas encore défrichée», écrivait-il pour accompagner le portrait, où il apparaît avec cheveux longs et traits juvéniles.

Quelque 22 ans plus tard, l’auteur-compositeur-interprète prouve, avec son très acclamé nouvel et huitième album fraîchement lancé (qui s’est hissé au sommet des opus les plus écoutés sur QUB musique la semaine dernière), «Toute beauté n’est pas perdue», que ses efforts ont porté fruit, jusqu’à faire de lui un incontournable de la musique québécoise.

À son instar, les jeunes talents de Star Académie, qu’il visitera au variété de dimanche – avec sous le bras plusieurs de ses chansons, récentes et anciennes – emprunteront probablement diverses avenues une fois leur grande aventure bouclée, pour se tailler une place bien à eux dans une industrie en constante mouvance. Ils rencontreront peut-être, ou pas, les mêmes embûches qu’un Vincent Vallières a jadis croisées.

La comparaison fait sourire le principal intéressé.

«Ce sont des chemins vraiment très différents, constate ce dernier. Mais, ce qui est très similaire, c’est cette espèce de passion commune, ce désir de rencontrer les gens, de s’exprimer. Les moyens ont changé; moi, quand j’ai commencé, même la première mouture de Star Académie n’existait pas! C’était une autre époque. Les moyens pour rencontrer le public sont en évolution, comme les façons d’apprendre le métier et de déployer notre musique, mais des choses demeurent. Par exemple, une bonne chanson qui rejoint les gens, qu’on l’écoute sur une cassette, un vinyle ou une plateforme numérique, ça reste une bonne chanson.»

Parti rencontrer les académiciens à Waterloo mardi, à titre d’invité au cours d’Ariane Moffatt, Vincent Vallières a pu constater avec joie que son travail a eu une influence considérable sur la génération qui lui succède en âge. Rosalie lui a entre autres confié avoir déjà chanté l’une de ses chansons.

«Le simple fait qu’ils connaissent mon répertoire me touche», glisse Vincent.

Avec Lili

Si la pandémie a enseigné quelque chose à Vincent Vallières, c’est bien que la musique constitue encore et toujours, pour lui, un refuge créatif dont il a cruellement besoin, et plus que jamais.

«J’ai eu envie d’explorer plein d’idées, d’aller le plus loin possible dans ma démarche. Je me suis rendu compte que je me suis beaucoup ennuyé de la scène et de la vie qui vient avec. J’aime prendre la route, me rendre loin. Dans certaines villes, il y a des lieux et des amis que je retrouve, et qui sont familiers comme chez nous. Je me suis rendu compte à quel point tout ça m’a forgé et fait partie de mon équilibre. J’ai réalisé que c’était fragile, et donc, très précieux.»

En début de crise sanitaire, Vincent Vallières a aussi témoigné de sa passion avec un autre jeune visage très attachant, en filmant une prestation en duo avec sa fille Lili, qui aura bientôt 16 ans (elle en avait 14 au moment de l’enregistrement de la vidéo). L’extrait du père et de la fille interprétant la douce pièce dédiée à cette dernière, justement intitulée «Lili», a fait le tour du web en avril 2020.

«Quand on a sorti la chanson, c’était un contexte dans lequel on avait besoin de la partager, explique le papa. Ça s’est fait d’un commun accord, de façon très organique. On avait besoin, collectivement, de ces moments-là. L’art au sens large peut parfois servir à consoler. Chez nous, la musique, autant en écouter qu’en jouer, nous a aidés à passer au travers. J’espère que les gens, peu importe où ils sont et quelle est leur passion, ont aussi trouvé de quoi se tenir et garder un état d’esprit sain.»

On verra Vincent Vallières au variété de Star Académie dimanche, à 19 h, à TVA.

À VOIR ÉGALEMENT