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Des mascottes en colère

Wally's Wonderland
Photo courtoisie

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Nicolas Cage qui affronte d’immenses mascottes diaboliques ? Il n’en fallait pas plus pour qu’À train d’enfer pique notre curiosité. Et le résultat est à l’image de ce que laissait présager sa bande-annonce déjantée : un film sans prétention, outre celle d’offrir un divertissement léger. Rien de plus. Mais rien de moins non plus.

Un mystérieux vagabond au passé visiblement trouble se retrouve bien malgré lui forcé à séjourner dans un village tranquille à la suite de problèmes d’automobile. Incapable de payer la note du garagiste, un marché est rapidement conclu : sa voiture sera réparée sans frais s’il accepte de faire le ménage d’un parc d’attractions intérieur désaffecté. 

Voilà qui devrait être simple, non ? Pas exactement. Car, une fois la nuit tombée, ces mascottes géantes prennent vie, animées par une soif de carnage et de sang. 

Décidément, la carrière de Nicolas Cage a pris une tangente imprévisible au cours des dernières années. Celui qu’on a jadis vu dans les très respectés Lune de miel à Las Vegas et autres Éclair de lune ne recule désormais pas devant des rôles, disons, moins prestigieux. Preuves à l’appui : les délicieusement décalés Mom and Dad, Mandy, Primal et maintenant À train d’enfer

Et, honnêtement, c’est tant mieux. Car l’acteur insuffle un certain prestige, en plus d’une prestance incontestée, à ces projets qui n’auraient autrement qu’attiré l’attention des fans de cinéma de genre. 

Horreur et comédie

En ce sens, Nicolas Cage était probablement le meilleur choix pour porter sur ses épaules une prémisse aussi farfelue que celle d’À train d’enfer. On le trouve néanmoins à l’étroit dans ce rôle d’homme sans nom dont le passé et les parcours sont gardés délibérément nébuleux. En fait, le scénariste G.O. Parsons est allé jusqu’à le priver de tout dialogue afin de mousser l’aura mystérieuse l’entourant. Ça, ça ne fonctionne pas très bien. 

Heureusement, le cinéaste Kevin Lewis manie adroitement la plupart des codes de l’horreur, de l’action et de la comédie, qu’il mêle allègrement dans cette œuvre au fort parfum rétro.

Le sang coule à flots, les membres – électroniques autant qu’humains – sont arrachés, brandis et déchiquetés à qui mieux mieux, le tout dans la plus pure tradition du cinéma des années 1980. En d’autres mots, on ne donne ici ni dans la dentelle ni dans la subtilité.

Alors, si vous cherchez de la profondeur, on vous conseille de continuer votre route. Mais si vous avez envie de passer un bon moment à rigoler sans vous prendre la tête, À train d’enfer pourrait être tout désigné pour vous. 


Offert pour achat numérique dès maintenant, puis en vidéo sur demande à compter du 27 avril.  

  • À train d’enfer (2,5/5)

Un film de Kevin Lewis

Avec Nicolas Cage, Emily Tosta et Beth Grant.