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Dans le secret des voûtes: trouver refuge au monastère

Josée Ouimet
Photo courtoisie, Julie Artacho Josée Ouimet

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La romancière Josée Ouimet, autrice des séries à succès La Marche des nuages et La Faute des autres, propose à ses lecteurs un petit voyage dans le temps, dans sa nouvelle série Dans le secret des voûtes. Il y a de l’action, de la romance et même du mystère : il est question du fameux trésor polonais caché au Canada pour éviter qu’il ne tombe dans les mains des nazis. 

<b><i>Dans le secret des voûtes, tome 1 : Le trésor des Augustines</i></b><br/>
Josée Ouimet<br/>
Éditions Hurtubise<br/>
280 pages
Photo courtoisie
Dans le secret des voûtes, tome 1 : Le trésor des Augustines
Josée Ouimet
Éditions Hurtubise
280 pages

À Québec, en 1945, tout le monde souhaite reprendre le cours normal de son existence après la signature de l’armistice. La famille Lefebvre a subi les contrecoups du conflit, comme beaucoup de familles québécoises. 

Valentine, la mère, s’inquiète pour le sort de Narcisse, parti au front. Monique, la deuxième des quatre filles, se trouve un boulot de serveuse dans un petit resto et rêve à l’amour. Solange, l’aînée, entre chez les sœurs augustines, car il s’agit d’une façon d’obtenir l’éducation nécessaire pour devenir infirmière. 

Un matin de mai, un cortège de diplomates et de militaires polonais chargés de lourdes caisses arrive secrètement au monastère des Augustines. Ces coffres renferment le trésor de Wawel, ce joyau du patrimoine de Pologne sorti du pays dans le plus grand secret pour échapper aux nazis.

L’Après-Guerre

Romancière prolifique, Josée Ouimet a adoré se plonger dans cette période historique marquante pour raconter l’histoire des filles Lefebvre. « Ça fait un bout de temps que je fais des recherches pour cette période. Je suis une boulimique de recherches – j’aurais aimé être archéologue ou anthropologue. Je me demandais ce qui était arrivé dans la période de l’Après-Guerre », commente-t-elle, en entrevue téléphonique.

En fouillant, elle a réalisé qu’un trésor polonais avait été caché dans le monastère des Augustines, à Québec. « Ce que j’aime, c’est relier la grande Histoire avec la petite histoire. Le trésor polonais, c’était parfait ! J’ai été fascinée par le périple que ces conservateurs de musée ont fait pour sortir le trésor de Pologne. »

Deux sœurs

Avec le trésor polonais, Josée Ouimet souhaitait mettre Solange et Monique de l’avant, en les plaçant dans cette période trouble et déstabilisante. Elle soulève aussi des questions féministes puisque les femmes, après la Seconde Guerre mondiale, étaient invitées à retourner à leurs chaudrons après avoir participé à l’effort de guerre de différentes façons.

Ce fut un moment charnière. « Les usines de munitions ont été fermées et c’est la femme qu’on engageait dans ces usines. Et il y en avait partout. Ces femmes ne voulaient pas se soumettre à un mari et se demandaient ce qu’elles avaient, comme avenir. C’était ça, l’affaire. »

Solange s’était offert un avenir, mais elle devait vivre avec les conflits qui se présentaient. « Elle avait revêtu le costume des Augustines, mais elle apprenait un métier, quelque chose qu’elle aimait. De par ce qu’on sait, dans les années 60 et 70, avec tous les religieux qui sont sortis des ordres et des congrégations, il y en avait beaucoup parmi ceux-là qui étaient allés “en vocation” parce qu’ils voulaient s’instruire, sinon ils ne le pouvaient pas. »

La romancière voulait surtout mettre la lumière sur le destin des deux femmes. « Le trésor polonais, c’est un prétexte pour nous emmener au Monastère. » 


♦ En librairie depuis le 31 mars. 

♦ Josée Ouimet a écrit les best-sellers La Marche des nuages et La Faute des autres, vendus à plus de 25 000 exemplaires.

♦ Elle habite à Saint-Hyacinthe.

♦ Elle sortira trois romans l’année prochaine.