/sports/racing
Navigation

Grand Prix: Montréal n’est pas menacée

La F1 fera escale à Miami dès l’an prochain

Coup d'oeil sur cet article

Après trois ans de négociations et de tergiversations auprès de la population locale, Miami aura finalement son Grand Prix à partir de 2022.

La F1 a annoncé en grande pompe dimanche que cette ville du sud de la Floride intégrera son calendrier dès l’an prochain. Pour un contrat de dix ans.

Une première image du circuit du Grand Prix de Miami 2022 avec ses 19 virages autour du Hard Rock Stadium où évoluent les Dolphins de Miami dans la NFL.
Photo courtoisie, F1
Une première image du circuit du Grand Prix de Miami 2022 avec ses 19 virages autour du Hard Rock Stadium où évoluent les Dolphins de Miami dans la NFL.

Le tracé temporaire, long d’un peu plus de cinq kilomètres, comportera 19 virages et sera aménagé autour du Hard Rock Stadium, domicile de la formation de football (NFL) des Dolphins de Miami.

Le complexe très vaste, localisé à Miami Gardens, est aussi le théâtre d’un important tournoi de tennis depuis quelques années. La venue du cirque de la F1 n’entraînera pas de fermetures d’artères principales dans un secteur où la congestion automobile est un enjeu majeur.

Jumelée à Montréal ?

Sur les ondes du réseau britannique Sky Sports dimanche matin, Stefano Domenicali a confirmé la nouvelle même s’il n’a pas voulu divulguer la date de l’événement. Le patron de la F1 a toutefois indiqué que la course serait présentée au cours du « deuxième segment de la saison ».

Or, selon nos informations, cette course à Miami aurait lieu en juin, après celle de Montréal. La F1 souhaite ainsi se limiter à deux séjours en Amérique. Pas trois. Le premier en juin et l’autre à l’automne avec des arrêts habituels au Texas, au Mexique et au Brésil

D’un point de vue logistique, c’est une bonne nouvelle pour les organisateurs concernés, autant à Montréal qu’à Miami, puisqu’ils pourraient proposer des forfaits auprès des amateurs qui souhaitent assister à deux courses de F1 sur le même territoire.

Pour les promoteurs, ce serait aussi une façon de partager les coûts élevés reliés au transport du matériel. Bref, un Grand Prix à Miami ne représente pas une menace pour Montréal. 

Trois courses en 1982 !

Deux Grands Prix aux États-Unis au cours de la même année, ça ne s’est pas vu depuis 1984 alors que la F1 avait fait escale à Detroit et à Dallas, deux tracés urbains.

En 1982, un sommet, trois courses de F1 avaient été disputées aux États-Unis : à Las Vegas, Detroit et Long Beach, sur trois circuits temporaires.

Ce n’est pas la faute du promoteur

Le Grand Prix du Canada n’est pas encore annulé, mais ce ne serait qu’une question de jours, voire d’heures. On le répète, l’événement n’aura pas lieu en juin, mais ne vous attendez pas à ce que l’annonce soit faite par son promoteur, ni par la F1.

La décision finale revient à la Santé publique fédérale. Dans le contexte actuel, avec l’imposition de la quarantaine et la fermeture des frontières, comment pourrait-on permettre à environ 1 300 intervenants de la F1 de venir séjourner à Montréal pendant quelques jours ?

Si une telle exemption est permise à la F1, le gouvernement n’aurait d’autres choix que d’accorder les mêmes privilèges aux autres organisations sportives d’envergure à Montréal qui œuvrent dans le monde du tennis, du football, du soccer et de la boxe notamment. Oubliez ça.