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Retrouver son étincelle

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J’aimerais partager l’optimisme du ministre Jean-Yves Duclos concernant l’avenir des centres-villes.

Mais pour l’instant, j’en suis à me croiser les doigts.

Le président du Conseil du Trésor et député de Québec croit que le cœur de nos municipalités recommencera à battre comme avant, après la pandémie.  

« Je pense que les centres-villes vont vivre un renouveau assez rapide après la pandémie », m’a-t-il confié dans une récente entrevue portant sur l’avenir du télétravail dans la fonction publique fédérale. 

À Ottawa, ville de taille moyenne qui vit au rythme de l’appareil fédéral, le paysage a déjà changé. Le télétravail imposé à des dizaines de milliers de fonctionnaires a vidé les rues.

Le mail piétonnier de la rue Sparks, situé à un jet de pierre du parlement, est désert depuis des mois. C’est là, en temps normal, que la faune parlementaire se réunit.

Certaines adresses n’ont malheureusement pas survécu au choc économique de la pandémie.

C’est le cas, ironiquement, du repaire des libéraux (chaque parti politique a son bar fétiche).

Le South Block Whiskey Bar a fermé ses portes pour faire place à... une boutique de cannabis. 

Années folles

M. Duclos demeure malgré tout optimiste pour l’avenir des centres-villes, dont celui d’Ottawa.

Il estime que le télétravail pour tous ne durera pas éternellement. Reste que, pour l’instant, un grand flou plane sur le modèle qui sera adopté.  

Travailler de la maison a ses avantages, mais ce n’est pas pour tout le monde, estime-t-il. 

Surtout, M. Duclos croit dur comme fer que l’économie canadienne fera un retour en force après la pandémie, grâce aux généreux programmes d’aide fédéraux. 

C’est le mantra libéral. 

Après avoir recouvré notre liberté, on ne regardera pas à la dépense, selon ce scénario.   

Je nous souhaite ces années folles.