/lifestyle/columnists
Navigation

Virage santé: elle a perdu 70 livres durant la pandémie

JM 0419 Huot Mélanie Blanchard
Photos courtoisie

Coup d'oeil sur cet article

Si la pandémie a affecté défavorablement les habitudes de vie de plusieurs, d’autres en ont profité pour mieux manger et bouger plus ! C’est le cas de Mélanie Blanchard qui a perdu 70 livres durant cette année de Covid-19 !  

JM 0419 Huot Mélanie Blanchard
Photo courtoisie

Mélanie, quelle est ton histoire de poids ?

Ma prise de poids a débuté quand je me suis cassé la hanche en 2005. Après trois mois de chaise roulante, six mois en béquilles et deux ans en réhabilitation, mon poids est passé de 135 livres à 357 livres. Ne pouvant plus m’entraîner, j’ai trouvé refuge dans les aliments. Je mangeais carrément mes émotions ! J’évitais absolument le miroir et les photos, je ne voulais pas voir l’image que j’avais alors. 


Quel a été l’événement déclencheur de ton virage santé ?

Une visite chez mon médecin de famille qui m’a carrément dit que je souffrais d’obésité morbide. Cette phrase-choc m’a perturbée ! En arrivant à la maison, je me suis mise nue, et j’ai finalement eu le courage de me regarder dans le miroir et de voir la réalité. Si j’en ai voulu au médecin au début, aujourd’hui je reconnais qu’il a été mon sauveteur et je lui en suis très reconnaissante. 


Comment a débuté ton travail sur tes habitudes de vie ? 

J’étais éducatrice en garderie et je voulais faire un changement. J’ai vu un poste d’entraîneur dans un gym Curves. Je voulais tellement cet emploi ! Je me suis présentée à l’entrevue avec mes 357 livres et la dame mince et en forme qui a conduit l’entrevue semblait estomaquée. J’ai tellement montré ma motivation qu’elle a fini par m’engager. Dans cet emploi, j’ai accompagné plusieurs femmes dans leurs démarches de perte de poids et, en parallèle, j’ai aussi perdu 100 livres. Malheureusement, ce gym a fermé ses portes et je suis déménagée à Montréal pour étudier pour devenir infirmière auxiliaire. 


Est-ce que ton poids a toujours continué à descendre ? 

Malheureusement non, j’ai eu quatre enfants et j’ai repris 80 livres. Mon travail exigeant et le fait d’être maman monoparentale m’ont fait replonger dans de vieilles habitudes. Je suis allée chercher de l’aide en psychologie, car j’ai réalisé que j’étais une mangeuse compulsive. Je mangeais chaque fois que je souffrais de solitude ou que j’étais en colère, je devais travailler là-dessus. 


Quels changements alimentaires as-tu faits alors ? 

Des changements majeurs. Je me suis débarrassée de toute la malbouffe que j’avais à la maison et j’ai garni mon garde-manger et mon frigo d’aliments sains. Ça n’a pas été facile, mais j’ai persévéré. Je suis passée d’une fille qui ne mangeait jamais de légumes à une alimentation composée majoritairement de végétaux. J’ai délaissé le café pour boire beaucoup d’eau. Je n’ai maintenant aucun aliment interdit, si je veux manger une pizza j’en mange, mais si avant j’avalais une 14 pouces toute seule, maintenant je mange une pointe accompagnée d’une salade. Avant, je pouvais engouffrer un gros sac de chips, maintenant je les savoure et je les mange en pleine conscience, en petite quantité. Quand une pulsion pour manger se manifeste, je me pose la question suivante : ai-je vraiment faim ? La plupart du temps, la réponse est non et je prends plutôt un grand verre d’eau. 


Comment as-tu vécu la pandémie ?

C’est la plus belle année de ma vie ! J’ai découvert le plaisir de la course à pied. J’ai débuté avec mon premier 1 km, puis mon 5 km, puis 10 km. J’ai même remporté trois médailles qui m’encouragent à continuer. Prendre une coach a fait toute la différence. Aujourd’hui, mon rêve est de faire des marathons et des triathlons. J’ai la piqûre ! Courir me fait un bien fou ! J’ai perdu 70 livres durant la pandémie avec cette nouvelle passion et j’en suis très fière. Je suis plus en forme que jamais ! Je suis même actuellement en formation pour devenir coach à mon tour. J’ai une réelle envie d’aider les autres qui désirent effectuer ce type de changement dans leur vie. 


Quels sont tes meilleurs trucs pour entreprendre un changement d’habitudes de vie ?

Mon premier truc est d’établir un plan d’action pour la semaine. Un agenda avec ses activités physiques, sa planification de menus, ses moments pour soi. Ensuite, dresser une liste d’épicerie et ne pas y déroger. Éviter absolument de faire l’épicerie quand on a faim. Découvrir de nouvelles recettes, de nouveaux aliments est aussi très aidant et motivant. Personnellement, je m’assure que mes crudités sont préparées et que j’en ai sous la main en tout temps. Je médite aussi, mon stress a beaucoup diminué depuis. Se faire accompagner comme je l’ai fait avec une aide en psychologie et une coach en entraînement peut faire toute la différence. Enfin, je dirais de s’entourer de gens positifs. Parfois, ça implique de faire le ménage dans ses amitiés.


Que dirais-tu à quelqu’un qui voit le changement comme une montagne impossible à gravir ?

Je dirais de se donner de petits objectifs. Un pas à la fois. C’est ainsi qu’on avance, lentement mais sûrement vers un mode de vie plus sain.