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À Bergevin de réagir!

Flames vs Canadiens
Photo Martin Chevalier

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Si on résume bien la situation. Une attaque anémique : 14 buts au cours des huit derniers matchs.  

Une brigade défensive qui perd de son lustre : Shea Weber a du mal à compétitionner au même niveau que les meilleurs attaquants adverses. Jeff Petry est en panne sèche.

L’attaque à cinq : deux buts au cours des 31 dernières occasions.

À la date limite a-t-on réussi à améliorer l’équipe ? Avec un joueur ayant marqué trois buts à Buffalo, par conséquent, devant les performances de Eric Staal, il faut sauter à la conclusion que son arrivée a plutôt dérangé le Canadien.

Autre point, devant les insuccès de l’équipe, Dominique Ducharme est en train de rater son audition. Il a effectué peu de changements au niveau des effectifs. Ne disait-on pas que le Canadien avait finalement de la profondeur ?

Ducharme a souligné au cours des derniers jours qu’il ne pouvait apporter des modifications au niveau des effectifs. Qu’il était menotté par le plafond salarial.

Le plafond salarial, n’est-ce pas justement la responsabilité du directeur général, qui doit trouver des solutions quand la situation se détériore ? Marc Bergevin doit démontrer qu’il peut affronter l’adversité, et c’est le moment de le faire.

Présentement, le Tricolore se comporte comme une équipe qui a de la difficulté à maintenir un rendement de .500, et surtout, il y a de nombreux joueurs qui évoluent sans démontrer beaucoup de conviction.

Le temps est venu de passer aux actes, de créer de l’espace pour permettre à Cole Caufield de faire ses débuts dans la Ligue nationale. Qu’ont à perdre Bergevin et le Canadien ?

Rien, ils ont tout à gagner. Après tout, Caufield prendra la place d’un joueur qui ne produit pas, qui n’apporte aucun résultat positif à son équipe.

Des actions

Jusqu’ici, il y a eu peu de changements dans la composition des effectifs pendant les supériorités numériques.

Et ne doit-on pas prendre en considération que le choix des effectifs devrait être basé sur les performances et sur les résultats plutôt que sur la réputation ?

Peut-on prôner le statu quo quand une équipe perd 4 à 0 devant les Sénateurs d’Ottawa, dans un match disputé au Centre Bell ? N’accepte-t-on pas alors un climat de complaisance ? Comment peut-on créer un sentiment d’urgence quand on tolère l’indifférence ?

Ou encore quand on donne beaucoup de latitude à des joueurs qui, visiblement, ne possèdent plus les mêmes ressources que jadis ?

Bergevin a créé le plafond salarial de son équipe. Il a pris des risques justifiés. Il a pris des décisions permettant à son organisation de colmater des brèches. Son audace et les millions de dollars dépensés pour donner à son organisation les meilleures chances d’atteindre les objectifs ont rapidement attiré l’attention.

Un départ canon. Un début de saison qui a mis en relief que l’attaque était supérieure et que la brigade défensive avait gagné au niveau de l’équilibre des forces.

Des responsabilités

Également, on se félicitait d’avoir confié beaucoup de responsabilités à deux jeunes joueurs de centre, Jesperi Kotkaniemi et Nick Suzuki.

Sauf que, dans le cours d’une saison, une bonne équipe va connaître quelques ratés. Les jeunes joueurs vont connaître une baisse de régime.  

Dans le cas du Canadien, c’était inévitable. Sauf que cette période d’insuccès s’étire. Elle remet en question le travail de plusieurs vétérans. Il serait trop facile de s’attarder sur la contribution des plus jeunes. Quand les vétérans fonctionnent à demi-régime, forcément, les jeunes seront entraînés dans la confusion.

Ducharme se dit menotté.

Qu’attend Bergevin, celui qui lui a confié la très lourde responsabilité de changer les méthodes de travail des effectifs, ce qu’il n’a pas encore réussi à accomplir, qu’attend donc Bergevin pour lui fournir des moyens pour brasser cette troupe ?