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Le flou persiste sur l’avenir du TGF Québec–Toronto

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Le flou reste entier sur l’avenir du projet de train à grande fréquence (TGF) Québec-Toronto. Contrairement à ce que réclamaient plusieurs maires et des gens d’affaires, le budget fédéral ne prévoit que 4,4 millions $ afin de poursuivre son analyse.

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Au cours des dernières semaines, les maires de Québec, de Montréal, de Toronto et d’Ottawa ont emboîté le pas aux chambres de commerce du Québec et de l’Ontario, en réclamant que le financement du projet figure dans le budget déposé lundi par Ottawa.

Or, si le plan de relance de la ministre Chrystia Freeland fait mention du projet, on est encore bien loin de la confirmation de son financement, dont les coûts seraient estimés entre 4 et 10 milliards.

Pour 2021-2022, seule une somme de 4,4 millions $ figure au budget afin de permettre au bureau de projet conjoint de Transports Canada et VIA Rail de « faire avancer la diligence raisonnable et de réduire les risques du projet ».

Parcours

Vérification faite, ces travaux porteront notamment sur le parcours que pourrait emprunter le train.

Rien pour rassurer ceux qui craignent qu’une partie du tracé située entre Montréal et Québec, en passant par Trois-Rivières, soit sacrifiée au profit d’une liaison plus rapide entre Toronto et Montréal.

Le Journal rapportait récemment que des tractations en ce sens ont eu lieu à Ottawa, en particulier depuis l’arrivée de Michael Sabia au poste de sous-ministre des Finances.

Une analyse produite en 2018 pour Transports Canada indiquait que la liaison entre les deux plus grandes villes du pays était plus rentable que celle entre Montréal et Québec.

Les documents budgétaires font à tout le moins toujours référence au « corridor Toronto-Québec ».

Le budget 2021 prévoit aussi un financement de 491,2 millions $ sur six ans afin de permettre à VIA Rail de procéder à des investissements « en matière d’infrastructure qui soutiendraient la réussite globale du projet de train à grande fréquence ».

Un 6e lien Gatineau–Ottawa

La ministre Freeland a annoncé par ailleurs la création d’un nouveau bureau de projet interprovincial qui sera chargé de se pencher sur la possibilité d’aménager un sixième lien de transport entre Ottawa et Gatineau.

La Commission de la capitale nationale, qui participera à ces travaux, recevra 35 millions sur cinq ans afin de « de soutenir l’acquisition et l’entretien des actifs fédéraux, de l’infrastructure verte et des espaces » dans la capitale fédérale.