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L’État québécois va reprendre une partie du Mont-Sainte-Anne

Le gouvernement compte également appuyer la revitalisation de la station de ski

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La pression constante du groupe Les Amis du Mont-Sainte-Anne porte ses fruits puisque le gouvernement du Québec entame des procédures juridiques afin de reprendre une partie de la montagne.

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« Québec veut reprendre temporairement la propriété des terrains du pourtour de la montagne qui n’ont pas été acquis. Ces terrains servent notamment aux activités de ski de fond, de vélo de montagne et de camping », a annoncé le gouvernement dans un communiqué diffusé mardi.

Le gouvernement se dit également déterminé à soutenir le développement et la mise en valeur du Mont-Sainte-Anne, « une infrastructure nationale qui représente un potentiel récréotouristique et économique important pour la Côte-de-Beaupré et la Capitale-Nationale ».

Nouveau gestionnaire

« C’est un pas majeur. Le gouvernement dit qu’il n’est pas satisfait de ce qui se passe à la montagne. On est très heureux d’avoir réalisé tout ça en six mois », explique le président des Amis du Mont-Sainte-Anne, Yvon Charest. 

Depuis quelques années, les critiques fusent. Plusieurs ont dénoncé la gestion déficiente et le sous-investissement au Mont-Sainte-Anne. Les chalets, la plupart des remontées mécaniques et l’enneigement artificiel ont besoin d’amour. 

L’ancien président d’Industrielle Alliance est très satisfait de voir que les élus provinciaux adoptent une position claire.

Son organisme demande maintenant que le secteur est de la montagne soit confié à un nouveau gestionnaire. Et l’équipe ne s’arrêtera pas là.

Plan complet sous peu

« Dans deux semaines, on va présenter notre plan pour la montagne au complet. Si RCR ne veut pas investir, on va lui proposer une sortie honorable », ajoute M. Charest, qui évalue à environ 100 millions de dollars la mise à niveau globale de toutes les infrastructures.

La Société des établissements de plein air du Québec (Sépaq) estime que la convention additionnelle signée en 2008 avec Station Mont-Ste-Anne inc., dont l’actionnaire principal est Resorts of the Canadian Rockies (RCR), n’a pas été respectée. Cette convention stipule que Station MSA s’engageait à acquérir de la Sépaq les droits tréfonciers, selon un échéancier de réalisation de quinze ans.

Dans son communiqué, le gouvernement précise qu’il entend travailler avec les parties prenantes locales pour réaliser une transition harmonieuse et pour favoriser un plan de développement des activités récréotouristiques à Beaupré.

Au cours des prochaines années, le Mont-Sainte-Anne aura de la concurrence au Massif avec la grande ouverture dans quelques mois du Club Med Québec Charlevoix. L’entreprise amorcera d’ailleurs très bientôt le processus d’embauche de plus de 350 employés.  

LE MONT-SAINT-ANNE EN QUELQUES DATES   

  • La Sépaq est propriétaire du Mont-Saint-Anne depuis 1985.  
  • En 1994, le gouvernement privatise le Mont-Saint-Anne.  
  • Le 1er octobre 2001, Resorts of the Canadian Rockies (RCR) est devenu l’actionnaire majoritaire de Station MSA.   
  • Une convention additionnelle intervient en 2008 sur un nouvel échéancier pour l’acquisition des fonds de terrains sur 15 ans.  
  • À ce jour, Québec affirme que RCR s’est placée en défaut face à la Sépaq.   

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