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Qualité de l’air dans les écoles: la moitié des classes au-dessus du seuil visé

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La moitié des classes testées par Québec n’offraient pas une qualité de l’air optimale, révèle un rapport du ministère de l’Éducation rendu public mardi, soulevant des craintes sur la propagation de la COVID-19 dans nos écoles.

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En effet, 49% d’entre elles ont excédé, à un moment, la mesure de 1000 parties par million (PPM) de CO2, le seuil au-delà duquel le ministère estime que les occupants peuvent ressentir un inconfort.  

  • Écoutez la coordonnatrice scientifique du collectif Covid Stop, Nancy Delagrave, avec Benoit Dutrizac sur QUB Radio:

Dans son communiqué, Québec souligne plutôt que 89,7% des 14 929 classes testées présentaient un taux de moins de 1500 PPM.  

De nombreux experts ont fait valoir au cours des derniers mois que des espaces mal aérés favorisent la propagation des virus par aérosol, notamment la COVID-19.   

  • Écoutez l'entrevue de la porte-parole de l'opposition, Marwah Rizqy, avec Sophie Durocher sur QUB Radio :   

Acceptable, dit le ministre

Malgré ces données qui excèdent le seuil optimal, le ministre de l’Éducation assure que «la qualité de l'air dans le réseau scolaire est acceptable et sécuritaire».  

«Pas idéale, pas parfaite, acceptable et sécuritaire. Bien souvent, on n'atteint pas notre cible idéale de 1000 PPM et moins de CO2 dans une classe, mais il faut faire attention, la situation est loin d'être aussi grave que ce que certains laissent entendre», dit Jean-François Roberge.  

Le ministre cite d’ailleurs la Grande-Bretagne, la Nouvelle-Zélande et le Japon, où une concentration de 1500 ppm est jugée «adéquate et sécuritaire». 

«Notre cible, ça reste 1000, mais il faut mettre les choses en perspective pour ne pas créer un sentiment de panique ou une crainte que nos écoles, nos classes, ne sont pas sécuritaires. C'est sûr qu'il y a place à amélioration dans le réseau scolaire», dit-il.  

Ainsi, même s’il ne s’agit pas d’un seuil minimal de confort pour les élèves, un niveau inférieur à 1500 PPM est «un indicateur d'un apport d'air frais qui est suffisant pour assurer la santé dans un contexte de pandémie», assure le ministre 

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