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Le variant brésilien devient majoritaire à Vancouver, le variant indien inquiète

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Le variant brésilien, particulièrement préoccupant parce qu’il est beaucoup plus transmissible, mais aussi plus virulent, est en train de devenir majoritaire dans les cas de COVID découverts à Vancouver, en Colombie-Britannique.  

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La situation est particulièrement préoccupante alors que 55% des cas et plus portent la marque de cette mutation dans la grande région de Vancouver, mais aussi à Whistler. 

«On prend pour acquis que le variant brésilien est devenu majoritaire», explique en entrevue à 100% Nouvelles le Dr Brian Conway, directeur médical au Centre des maladies infectieuses de Vancouver.

En plus du variant brésilien qui se répand, le variant indien inquiète aussi les autorités.  

Le médecin considère que le gouvernement devrait empêcher les vols internationaux pour cesser la propagation de ces nouvelles souches de la COVID-19.

«Ce matin chaque vol qui nous arrive de Delhi directement vers Vancouver a au moins une personne qui est infectée à la COVID-19. C’est le moment d’intervenir, même si on pense que le système qui est en place est rigoureux et qu’il prévient l’entrée des variants, c’est clair que ce n’est pas le cas», considère le Dr Conway.

«Il y a tellement d’exceptions à la quarantaine! On peut payer une amende, on peut entrer en voiture au lieu d’en avion, et parfois il y a eu des cas de transmissions dans les hôtels de quarantaine. Le système, si rigoureux soit-il, ne fonctionne pas», juge-t-il. 

Selon les données issues de la ville de Manaus, au Brésil, le variant brésilien serait de 80 à 150 % plus transmissible et de 10 à 80 % plus virulent (risque de décès) que les variants communs.

Les infections avec ce variant auraient une plus haute charge virale comparativement à celles causées par les variants communs.

«Un faible risque de réinfection a été estimé avec ce variant (6,4 %) pour les personnes qui ont déjà été infectées par le virus durant la première vague. Les études sur la transmission et les impacts de ce variant sont limitées au contexte de la ville de Manaus. En raison de mutations partagées avec le variant B.1.351, une diminution de l’efficacité des vaccins et traitements par anticorps est attendue pour le variant P.1.», détaille l’INSPQ sur son site internet. 

Au Québec, 14 cas confirmés par séquençage du variant brésilien sont rapportés. Les vols entre les provinces sont toujours autorisé, et aucune quarantaine n’est nécessaire lors de déplacement dans le pays, malgré les différences régionales. 

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