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Les citoyens qui filment les interventions policières musclées servent la justice, dit le ministre Benoit Charette

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Les citoyens qui filment des interventions musclées de la police et les diffusent sur les médias sociaux aident la justice, selon le ministre Benoît Charrette. Le gouvernement Legault lance également quatre projets pilotes de caméras corporelles pour les forces de l’ordre.  

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«Des citoyens qui pensent voir des gestes inappropriés sont dans leur droit de filmer et de rendre les vidéos publiques. Tout citoyen qui pense être témoin d’exactions est dans son droit [de filmer]. Ça sert la justice», a affirmé le ministre responsable de la lutte contre le racisme, Benoit Charette, en point de presse mercredi.     

  • Écoutez le policier de la GRC à la retraite Alain Babineau avec Benoit Dutrizac sur QUB Radio:   

Il souligne que M. Chauvin n’aurait probablement même pas été poursuivi s’il n’avait pas été filmé en train d’appuyer son genou sur le cou de George Floyd. «Sans cette vidéo, on peut tenir pour acquis qu’il n’y aurait pas eu d’accusations. Même avec cette preuve, le procureur local n’entendait pas déposer de poursuite», a dit le ministre Charette.  

Photo AFP

Projets pilotes de caméras corporelles chez les policiers

Il estime également que la condamnation de l’ex-policier est un message à tous les membres des forces de l’ordre du Québec. «C’est une sentence très sévère. Même si on n’a pas d’équivalent, et qu’on n’en souhaite pas, c’est un rappel à nos policiers et policières que ce sont des gestes qui ne peuvent pas être tolérés», a-t-il dit. 

Il a ajouté que le Québec compte sur des services policiers «très professionnels», qui peuvent toutefois être contaminés par «quelques pommes pourries». Le ministre est également favorable à l’usage de caméras corporelles chez les policiers, une technologie qui sera testée dans quatre projets pilotes par la Sûreté du Québec, a annoncé sa collègue Geneviève Guilbault.   

  • Écoutez l’entrevue d’Ali Nestor, fondateur de l’organisme Ali et les Prince.sse.s de la rue:   

La ministre de la Sécurité publique a expliqué que le Service de police de la Ville de Montréal avait déjà testé ces caméras, mais avait rencontré des écueils. «On s’est dit: “On va partir un nouveau projet pilote qui va tabler sur les erreurs relevées ou les problèmes relevés pour essayer de faire mieux”», a-t-elle affirmé.  

Elle a expliqué que ces caméras amènent «des éléments de gestion de preuve, des éléments d’arrimage technologique, et un élément financier important.» Le premier de ces projets pilotes aura lieu à Rimouski.    

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