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Quand nos garderies font l’envie du Canada

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Nos CPE sont finalement reconnus au Canada 25 ans plus tard ! Une reconnaissance du savoir-faire québécois qui doit nous rendre fiers.

Pauline Marois et le PQ ont créé les CPE en 1997 et le congé parental en 2000. Deux mesures qui caractérisent les politiques familiales québécoises en plus de lutter contre la pauvreté. Nous avons construit un modèle social, souvent dénigré par les tenants de la droite libéralo-conservatrice et, pourtant, il démontre ses bienfaits économiques.

Succès pour les enfants, les femmes et l’économie

Les bienfaits des CPE ne sont plus à démontrer. Plutôt que d’offrir un simple gardiennage, on offre un programme éducatif qui aura un impact sur la persévérance scolaire.

Tout aussi important, l’impact sur les femmes et, par ricochet, sur l’économie.

  • Écoutez la chronique d’Elsie Lefebvre au micro de Geneviève Pettersen à QUB radio

L’économiste Pierre Fortin faisait ressortir qu’entre 1997-2016, le taux d’activité des femmes avec enfants 0-5 ans est passé au Québec de 64 % à 80 % (+16 %), contrairement à 4 % dans le reste du Canada.

Cela fait du Québec un leader mondial au niveau du taux d’employabilité des femmes âgées de 20 à 44 ans. C’est tout un succès ! Par l’emploi, vient aussi l’indépendance financière, rempart contre la pauvreté, la violence conjugale... 

Pour les familles, c’est aussi un gain immense. Au Québec, les frais de garde de 181 $ mensuellement sont accessibles à tous, contrairement aux 1300 $ à Toronto...

Enfin, bien que le programme ait des coûts importants, l’activité économique qu’il génère a un impact positif sur le PIB. En somme, le programme s’autofinance. 

Compléter le réseau sans attendre

Si on fait abstraction de l’intrusion fédérale dans un champ de compétence des provinces (autre gros débat), cette annonce permettra au Québec de profiter de plusieurs centaines de millions de dollars récurrents. La rapidité d’Ottawa à conclure une entente sera gage de sa bonne foi.

Entente ou pas, Québec doit débloquer rapidement les places manquantes tout en mettant fin aux garderies privées libérales.