/sports/opinion/columnists
Navigation

Reconnaissance importante pour les pourvoiries

X
Photo Karl Tremblay Des installations comme celles de la Pourvoirie du Lac Blanc sont la preuve que maintenant, l’offre de service en pourvoirie est de grande qualité.

Coup d'oeil sur cet article

Le gouvernement vient de reconnaître le rôle de premier plan des pourvoiries du Québec en accordant une aide financière de plusieurs millions de dollars pour aider ces entrepreneurs à devenir plus compétitifs, autant au Québec qu’à l’étranger.

Cette somme de 24,6 millions $, annoncée lundi par le ministre des Forêts, de la Faune et des Parcs, Pierre Dufour, va permettre aux pourvoyeurs de poursuivre leur lancée en offrant de meilleures installations et une nouvelle gamme d’activités. Si ces territoires étaient au départ des sites de chasse et de pêche, avec le temps, les pourvoyeurs se sont adaptés. Ils offrent maintenant des forfaits de vacances famille, avec toutes les installations et activités nécessaires pour satisfaire tous les membres de la famille. Des équipements comme des kayaks, pédalos, planches à pagaie et autres ont fait leur apparition depuis quelques années. La mise à niveau pour répondre aux besoins d’une nouvelle clientèle est amorcée depuis longtemps.

Cette annonce de subvention sur trois ans représente, au-delà de tous les discours, une reconnaissance du travail de ces gens qui ont tout risqué dans cette aventure d’offrir des expériences de nature unique.

Il fallait du courage et de la vision pour investir autant dans des installations au milieu de nulle part. Ces entrepreneurs, que les responsables du ministère du Tourisme appellent les « aubergistes de la forêt ».

TOUT UN RÉSEAU

Depuis le temps qu’ils le réclamaient, les pourvoyeurs ont enfin eu une oreille attentive auprès du gouvernement.

Il faut dire ici que les pourvoiries sont « le plus vaste réseau pour des aventures en nature avec 4 500 chalets et auberges répartis sur l’ensemble du territoire », d’expliquer le ministre. « C’est aussi 2700 emplois directs. Les pourvoiries reçoivent annuellement 500 000 personnes. » Selon les chiffres fournis lors de la conférence de presse, on compte 780 000 jours d’activités de chasse et pêche en pourvoiries, et 460 000 pour d’autres activités.

Avec la somme accordée, on désire donner un coup de main aux 580 pourvoyeurs admissibles, afin qu’ils puissent non seulement améliorer leurs infrastructures d’accueil, mais aussi offrir des activités à l’année, là où c’est possible. Le temps de la cabane en forêt avec une bécosse à l’arrière est révolu depuis longtemps en pourvoirie. Réal Massé a lancé le mouvement d’offrir des installations de grande qualité, ce qui a entraîné l’ensemble du milieu à opérer un tournant majeur. Aujourd’hui, après avoir passé plus de 45 ans de ma vie à visiter les nombreuses pourvoiries du Québec, je dois dire que certains ont maintenant des installations qui feraient rougir bien des gens qui sont en ville. On retrouve maintenant des salles de conférence, des installations de soins de santé, des plages organisées et surveillées en tout temps, des jeux d’eau, et plus. Des structures de premier plan sont aussi disponibles pour les amateurs de chasse et pêche. Les territoires sont aménagés avec des routes de qualité qui permettent l’accès aux plans d’eau et aux coins de chasse.

DES ACTEURS ÉCONOMIQUES

La présence des pourvoiries dans les régions du Québec a un impact direct sur l’activité économique.

D’un côté, les pourvoyeurs s’approvisionnent pour assurer les services qu’ils offrent, que ce soit pour le logement ou le service des repas. De l’autre, la clientèle de consommateurs qu’ils attirent dépense en région pour différents services, ce qui augmente la valeur économique des pourvoiries.

Dans certaines régions, ils ont contribué au développement de secteurs de la forêt qui profitent maintenant à plusieurs autres acteurs du milieu.

On peut pousser encore plus loin leur rôle en regard de la clientèle canadienne et internationale qu’ils attirent sur leurs territoires. Ils savent mettre en valeur la nature québécoise.

Enfin, cette annonce leur permettra de diminuer les impacts de la pandémie qu’ils ont eus à subir la saison dernière. C’est le coup de pouce dont ils avaient besoin pour pallier les pertes et avoir des sommes à investir.

En bref

Les pourvoyeurs sont maintenant rendus au point où ils doivent attendre des nouvelles de la Santé publique pour connaître les mesures à mettre en place pour accueillir leur clientèle. L’an dernier, il n’y a eu aucun incident de signalé en ce qui a trait à une éclosion dans les pourvoiries du Québec. La Fédération des pourvoiries du Québec leur avait fourni un document sur les façons de faire, ce qu’ils ont respecté à la lettre. En tant qu’amateurs de chasse, pêche ou de plein air, vous avez vous aussi une responsabilité lorsque vous visitez une pourvoirie, soit de respecter les consignes. Comme le mentionnait le président-directeur général de la Fédération des pourvoiries du Québec, Marc Plourde, lors de la conférence de presse, les Québécois(es) sont à la recherche d’évasion en nature. Les pourvoyeurs peuvent vous l’offrir, mais ils ont besoin de votre collaboration pour le faire. Aussitôt que le protocole sera connu, nul doute que les pourvoyeurs vont entrer en contact avec leur clientèle, car plusieurs sont impatients (es) de savoir de quoi aura l’air leur prochaine visite en nature.