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Sue Montgomery a demandé à une victime de rentrer au travail avec son harceleur

Sue Montgomery a demandé à une victime de rentrer au travail avec son harceleur
Photo d'archives, Agence QMI

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La mairesse de Côte-des-Neiges–Notre-Dame-de-Grâce, Sue Montgomery, a exigé d’une victime de harcèlement psychologique qu’elle retourne travailler en présence de son harceleur présumé, a affirmé mercredi un témoin devant la Commission municipale du Québec.  

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En décembre 2019, le service de ressources humaines de la Ville de Montréal a conclu qu’un employé sous la responsabilité de Mme Montgomery avait fait du «harcèlement psychologique» envers deux autres employés. 

Des conclusions que Mme Montgomery a toujours réfutées. 

Cette histoire lui a valu d’être expulsée du parti Projet Montréal par la mairesse de Montréal, Valérie Plante . 

La mairesse de Côte-des-Neiges se trouve également depuis la semaine dernière devant le tribunal de la Commission municipale du Québec pour des manquements allégués au code de conduite des élus municipaux en raison de cette affaire.

On reproche notamment à Sue Montgomery de ne pas avoir maintenu un climat de travail exempt de harcèlement. 

Mercredi, devant le tribunal, la conseillère municipale de Côte-des-Neiges Magda Popeanu a affirmé que Mme Montgomery avait exigé d’une des victimes qu’elle revienne travailler, bien que son harceleur présumé était toujours sur les lieux de travail.

«Mme Montgomery est arrivée de manière très agressive et a dit : “Je suis la mairesse, c’est mon employé.” Elle lui a demandé de rentrer au travail et de lui écrire un rapport», a affirmé Mme Popeanu à propos d’une rencontre qui a eu lieu à l’Université de Montréal, deux mois après la conclusion de l’enquête des ressources humaines. 

À ce moment, la victime avait été placée en congé avec solde par le contrôleur général de la Ville de Montréal.

«Ça m’a marquée parce que ce ne sont pas des relations professionnelles. J’étais mal pour [la victime]», a déclaré Mme Popeanu, ajoutant que le harceleur présumé se trouvait également dans la cafétéria de l’université à ce moment, mais «plus loin».

En raison d’une ordonnance du tribunal, il nous est interdit de mentionner le nom des victimes ou du harceleur présumé.