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Des adolescents piégés par des vidéos truquées

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Le Centre canadien de la protection de l'enfance remarque que des personnes sans scrupule utilisent l'hypertrucage ou deepfake pour faire chanter des adolescents en utilisant leur visage. 

Certaines vidéos sont truquées pour donner l'impression que c'est l'adolescent ou l'adolescente en question qui se livre à des activités sexuelles à la caméra.

Malheureusement, plusieurs victimes cèdent aux menaces de ces manipulateurs plutôt que de prévenir la police.

«On va leur dire: "Écoutez, si tu ne m'envoies pas de l'argent, je vais prendre ta vidéo et je vais la diffuser sur tes réseaux sociaux, je vais le présenter à des gens de ta famille". Lorsqu'on cède aux menaces de ces gens-là, on ne fait que les convaincre que leurs stratagèmes fonctionnent», a expliqué René Morin, porte-parole du Centre canadien de la protection de l’enfance.

Impossible de dire précisément combien de malfaiteurs utilisent l'hypertrucage en sextorsion, mais il y a actuellement 40 signalements par mois chez Cyberaide.ca.

Si, pour obtenir des résultats parfaits, il faut plusieurs manipulations, tous les experts affirment qu'avec des tutoriels et quelques applications, il est facile d'arriver à ses fins.

Le scientifique en chef du Québec Rémi Quirion, qui conseille le gouvernement, constate qu'il y a urgence d'offrir une «formation à la désinformation» dès l'école primaire.

«C'est mieux de commencer le plus tôt possible, pas seulement lorsqu'on est rendu au secondaire» a-t-il affirmé.

Ce qu'on pourrait enseigner dans ces cours, c'est, par exemple, de ne jamais répondre à un appel vidéo de quelqu'un qu'on ne connaît pas, ou encore d'aller modifier ses paramètres de sécurité pour garder sa caméra vidéo toujours fermée.