/news/currentevents
Navigation

Une saisie record de fentanyl au Québec

La valeur du coup de filet est estimée à 1,4 million $

Saisie record de fentanyl
Photo courtoisie, SPVM Les policiers de Montréal ont trouvé ces sachets de fentanyl ainsi que du crack, de la cocaïne, de l’héroïne, du Xanax et de la marijuana lors de leurs perquisitions.

Coup d'oeil sur cet article

La police de Montréal a annoncé jeudi avoir effectué la plus importante saisie de fentanyl de l’histoire du Québec, dont la valeur est évaluée à 1,4 million $ sur le marché.

Le dangereux opioïde, quarante fois plus puissant que l’héroïne, a été retrouvé par les policiers du Service de police de la ville de Montréal (SPVM) lors de perquisitions à Montréal, à Longueuil et à Châteauguay.

Le réseau de trafiquants se servait entre autres d’une cache dans un immeuble de la rue Crescent, au plein cœur du centre-ville, pour mener ses affaires.

Curtis Harris, Eddwich Simon et Jamall McKenzie, qui ont entre 34 et 40 ans, ont été accusés de possession et de trafic de drogue dans cette affaire et ont comparu jeudi au palais de justice de Montréal. 

Bien que la valeur du butin soit élevée, le professeur spécialisé en toxicomanie de l’Université de Montréal Jean-Sébastien Fallu est d’avis que cette saisie représente un coup d’épée dans l’eau. 

« Une saisie comme celle-là, c’est impressionnant, mais il y en a 10 autres aussi grosses qui n’ont pas été faites. C’est seulement la pointe », juge-t-il. 

Petit pour le marché

« C’est une perte pour ce réseau-là parce que c’est beaucoup d’argent, mais ça ne représente pas grand-chose sur le marché de la drogue à Montréal, », ajoute le directeur général de Cactus Montréal, Jean-François Mary. 

L’opération policière pourrait néanmoins nuire à la santé des usagers de drogues, par ricochet, en perturbant à court terme l’approvisionnement en fentanyl dans la métropole, s’inquiètent les deux spécialistes.

« De la perspective de l’ordre, les policiers ont fait leur travail. Mais pour les usagers, plus [l’approvisionnement] est stable, plus c’est sécuritaire. Une déstabilisation du marché s’accompagne souvent par une vague de surdoses », redoute M. Mary. 

–Avec l’Agence QMI