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Lion rugira à Wall Street

Les débuts prochains de l’entreprise d’ici confirmés

GEN - ANNONC DE LA COMPAGNIE ÉLECTRIQUE LION
Photo d'archives, Martin Alarie Le grand patron du fabricant de véhicules électriques Lion, Marc Bédard.

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Lion Électrique a obtenu, vendredi, le feu vert pour entrer en Bourse à New York et les investisseurs ont très bien accueilli la nouvelle.

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Les actionnaires de la firme américaine Northern Genesis ont approuvé, vendredi, la fusion avec Lion, ce qui permettra la négociation des actions du constructeur de véhicules électriques à la Bourse de New York au cours des prochains jours.

L’action de Northern Genesis a bondi de 11,3 % vendredi pour clôturer à 16,90 $ US. Elle a toutefois dépassé les 35 $ en janvier, avant le dégonflement boursier de plusieurs titres du secteur de l’électrification des transports.

La transaction avec Northern Genesis procurera près de 625 millions $ à Lion, ce qui permettra à l’entreprise de construire une usine d’assemblage à grande échelle aux États-Unis et une usine de batteries au Québec. Lion a décroché 100 millions $ en prêts de Québec et d’Ottawa pour ce dernier projet. 

Longues listes d’attente

Dans son prospectus destiné aux investisseurs, Lion évoque la vente de 15 800 camions et de 2600 autobus en 2024, ce qui générerait des revenus de plus de 3,6 milliards $ US et un bénéfice d’exploitation de 707 millions $ US. 

« C’est un marché très convoité. Lion devra mettre en œuvre son plan assidûment, étape par étape, compte tenu du récent cauchemar baissier vécu par les investisseurs. Ils ont une vision et une stratégie fortes. Il s’agit maintenant de concrétiser le tout alors que la concurrence s’accroît de jour en jour », a commenté au Journal Dan Ives, un analyste de la firme californienne Wedbush qui suit notamment Tesla.

M. Ives évalue le marché potentiel des camions électriques à 500 milliards $ US d’ici 2030.

« Il y a à peine quelques camions électriques qui ont commencé à circuler sur les routes en Amérique du Nord et il y a déjà des listes d’attente à n’en plus finir de la part aussi bien de petites que de grandes entreprises », a quant à lui noté Daniel Breton, PDG de Mobilité Électrique Canada.

En vertu d’une entente signée l’an dernier, Amazon pourrait acheter jusqu’à 10 000 camions de Lion et prendre une participation de 20 % dans l’entreprise québécoise. Il faut toutefois noter qu’Amazon a signé un accord semblable avec la jeune pousse américaine Rivian pour 100 000 camions de plus petite taille.

Le leader mondial est pour l’instant le géant chinois BYD, qui a livré l’an dernier plus de 9000 autobus et 1500 camions électriques. Mais d’innombrables jeunes pousses et tous les grands acteurs de l’industrie s’y mettent, dont Blue Bird, Paccar, Volvo, Daimler et Navistar.