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Le PLQ veut geler le nombre de places dans les cégeps anglos

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Les libéraux de Dominique Anglade proposent de geler le nombre de places dans les cégeps anglophones, tout en exigeant que les étudiants y suivent au moins trois cours en français dans leur programme d’études.

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Vendredi, la cheffe du Parti libéral du Québec a présenté 27 propositions pour protéger la langue française, alors que le gouvernement Legault s’apprête à déposer sa propre réforme de la loi 101.  

Contrairement au Parti québécois, qui souhaite désormais interdire aux francophones et aux allophones de fréquenter les cégeps de langue anglaise, le PLQ propose de maintenir le nombre de places à leur niveau prépandémie. 

« Ça veut dire : ni plus ni moins », a précisé la porte-parole libérale pour la protection de la langue française, Hélène David. 

Avec la croissance démographique, toutefois, le ratio de places du côté anglophone diminuera graduellement, a-t-elle reconnu. 

Le plan du PLQ exigerait également que les étudiants de cégeps anglophones suivent en français au moins trois cours liés à leur programme d’études.

Cette approche permettrait de préserver le « libre choix » pour les jeunes adultes qui entrent au cégep, estime Mme David, en faisant valoir que certains programmes sont offerts dans un nombre limité d’institutions. 

De son côté, le gouvernement Legault a déjà signalé son intention de « limiter » le nombre de personnes pouvant fréquenter un cégep de langue anglaise, sans préciser si cela se traduirait par une réduction ou non. 

Anglicisation de Montréal

Dominique Anglade et Hélène David le reconnaissent : le français recule à Montréal. « Il faut agir, je le vois moi-même, dans le centre-ville de Montréal. C’est pour ça qu’il faut des mesures costaudes », dit Mme Anglade.

Parmi les autres mesures, les libéraux proposent donc de créer une « équipe dédiée à la promotion, au soutien et à la francisation des commerces du centre-ville de Montréal », que Mme David compare à une équipe SWAT appelée à intervenir devant une situation problématique. 

De plus, des antennes du ministère de l’Immigration, de la Francisation et de l’Intégration seraient installées sur les campus montréalais, afin d’y offrir gratuitement des cours de français aux étudiants internationaux. 

Pas de clause dérogatoire

Le PLQ souhaite également soumettre les entreprises de 25 à 29 employés, ainsi que celles de compétence fédérale, à l’application de la Charte de la langue française. 

Finalement, le plan libéral suggère de créer un Commissaire à la langue française, nommé par l’Assemblée nationale, dont le rôle et le statut seraient similaires à ceux du Vérificateur général. 

Contrairement au gouvernement Legault, qui envisage l’utilisation de la clause dérogatoire pour protéger sa future réforme de la loi 101 contre les recours devant les tribunaux, les libéraux n’estiment pas avoir besoin d’une telle mesure pour mettre en place leurs propositions.