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Cendrine Browne de retour avec l’équipe nationale

Un lourd souci financier disparaît pour la skieuse

SPO-OLYMPIQUES
Photo d’archives Cendrine Browne est de retour au sein de l’équipe nationale de ski de fond après avoir été écartée lors des deux années précédentes.

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La fondeuse Cendrine Browne vient de se débarrasser d’un très lourd poids sur ses épaules.

Il y a quelques jours, Browne a reçu la nouvelle tant souhaitée de la part de Nordiq Canada : elle fera partie de l’équipe nationale de ski de fond la saison prochaine. « Je suis vraiment soulagée, a-t-elle résumé. C’est une récompense à la suite de la bonne saison que j’ai connue. Je suis contente d’avoir persévéré malgré les embûches. Cela aurait été pas mal plus facile de lâcher, mais j’ai continué de travailler fort et j’ai prouvé que j’avais ma place sur l’équipe nationale. »

« Une véritable vague d’amour a déferlé sur moi quand j’ai partagé la nouvelle, de poursuivre Browne. J’ai reçu tellement de beaux messages de personnes qui croient en moi. Tout le monde était vraiment content pour moi. »

Parce que l’équipe canadienne a fait l’impasse sur les épreuves de la Coupe du monde disputées avant Noël en raison de la pandémie, Nordiq Canada a modifié ses critères de sélection compte tenu du nombre restreint de courses auxquelles les athlètes ont participé.

« Nordiq Canada a été plus compréhensif et a placé les athlètes à l’avant-plan, a-t-elle souligné. C’est un pas dans la bonne direction et je suis reconnaissante. J’ose croire que mon appel de l’an dernier a fait une différence. En raison de l’annulation des étapes de la Coupe du monde de Québec en mars 2020, je croyais que j’aurais été retenue au sein de l’équipe nationale et c’est pourquoi j’avais déposé un appel. »

Un calcul favorable

Dans son calcul, Nordiq Canada a additionné les points récoltés sur le circuit de la Coupe du monde et ceux du champion mondial, ce qui a permis à Browne de répondre aux nouveaux critères. Dans le passé, les athlètes devaient obtenir deux Top 20 au mondial ou amasser 22 points en Coupe du monde.

Avec son brevet de Sport Canada, Browne pourra se concentrer uniquement sur son entraînement et sur sa préparation aux Jeux olympiques de 2022 à Pékin au lieu de courir après les commanditaires pour payer sa saison en Coupe du monde. « Sans brevet, c’est vraiment stressant, a-t-elle résumé. C’est un gros stress financier de moins. Je devais mettre beaucoup d’énergie dans la recherche de commandites. Je pourrai aussi participer aux camps d’entraînement de l’équipe nationale. Les filles m’ont manqué en 2020 et j’étais tellement contente de les retrouver quand la Coupe du monde a repris en janvier. »

Nordiq Canada tiendra un premier camp au début mai, à Canmore. Deux autres sont prévus en septembre et en octobre, possiblement à Park City, au Utah, et à Mammoth Mountain, en Californie.

« Parce que les épreuves olympiques en Chine auront lieu vraiment, vraiment haut à 1700m d’altitude, c’est important de préparer notre corps. J’ai eu des problèmes avec l’altitude lors de la dernière Coupe du monde, la saison en Suisse. Une année excitante s’en vient et je garde l’état d’esprit que nous allons devoir être de nouveau en mode adaptation. Quant au premier camp qui se déroulera au début mai à Canmore, je ne serai pas présente. On l’a su à la dernière minute et je n’étais pas à l’aise de voyager avec les variants. »

Le temps de terminer sa session à l’Université Laval et de travailler à son projet Féminaction en compagnie de sa coéquipière Laura Leclair, Browne reprendra l’entraînement au Centre national d’entraînement Pierre-Harvey le 10 mai.