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Il est trop tôt pour s’inquiéter du variant indien

INDIA-HEALTH-VIRUS
Photo AFP La pandémie de COVID-19 a pris une telle ampleur en Inde dans les dernières semaines que des stades, comme celui-ci à Calcutta, doivent être reconvertis pour accueillir des patients avec des symptômes légers. Seulement mercredi, le pays recensait 300 000 nouveaux cas et 2000 morts.

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Il est encore beaucoup trop tôt pour déterminer si la forte hausse des cas de COVID-19 actuellement observée en Inde est due au variant (B.1.617) identifié dans cette région du monde, ou au relâchement des mesures sanitaires. 

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D’une part, les données acquises sur le variant californien, qui présente la même mutation que le variant indien (L452R), indiquent un potentiel infectieux légèrement augmenté (20 %) et une diminution partielle de l’efficacité de neutralisation par les vaccins. 

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Si on se fie aux résultats obtenus avec d’autres variants (britannique et sud-africain, en particulier), il semble cependant peu probable que ces caractéristiques soient suffisantes pour conférer au virus une augmentation fulgurante de son potentiel infectieux, en regard de la redoutable efficacité des vaccins disponibles.

Relâchement

L’implication du variant est compliquée par le fait que les autorités indiennes ont beaucoup relâché les consignes sanitaires de confinement et de distanciation au cours des derniers mois, en permettant notamment des rassemblements importants lors de mariages, de funérailles et surtout de fêtes religieuses. 

De telles conditions procurent un environnement idéal pour la propagation du virus, quelles que soient les mutations qu’il possède. 

Ce n’est que par la combinaison de la vaccination et de notre discipline à restreindre nos contacts que nous viendrons à bout de cette pandémie.