/news/currentevents
Navigation

Non, le 24 avril n’est pas la «journée internationale du viol»

Coup d'oeil sur cet article

Un canular extrêmement troublant circule présentement sur les réseaux sociaux, désignant la journée de samedi comme étant la «Journée internationale du viol», ce que dénoncent différents corps policiers, qui tentent de se faire rassurants.

• À lire aussi: Québec double d’urgence le budget pour lutter contre les violences conjugales

«Le code criminel sanctionne toujours les agressions sexuelles. Toute personne commettant une telle agression sera poursuivie en justice», a notamment fait savoir la police de Trois-Rivières dans un communiqué.

Cette initiative sordide aurait d’abord fait son apparition récemment sur le réseau social TikTok, très populaire auprès des jeunes. À lui seul, le mot-clic #april24 a obtenu plus de 100 millions de visionnements.

La rumeur veut que le temps d’une journée - le 24 avril - les viols soient exceptionnellement permis.

  • Écoutez la spécialiste des pratiques numériques chez les jeunes Nina Duque et la professeure au département de sexologie de l’UQAM Manon Bergeron au sujet de ce canular

Très rapidement, cette folle rumeur s’est propagée sur les réseaux sociaux dans plusieurs pays, dont le Canada, les États-Unis, ainsi qu’en Europe.

«Donc, je viens d’apprendre que la bêtise masculine ne s’arrête pas. Créer un jour du viol? Et vous vous trouvez marrants? Franchement, j’ai honte, mais j’ai honte de faire partie de l’espèce humaine», écrit notamment une Française sur Twitter.

La menace semble à ce point réelle que même des corps policiers européens ont jugé bon de mettre en garde la population.

«Depuis quelques jours circule sur les réseaux sociaux une rumeur selon laquelle la journée du 24 avril serait la journée internationale du viol. C’est bien évidemment faux. Régulièrement, nous trouvons des partages et des contenus qui sont très loin de la réalité et qui ont pour seul but de créer la peur. Demain [samedi] vivez comme d’habitude, prudemment, en sachant que la police veille sur vous», a indiqué une porte-parole de la police de Bruxelles, en Belgique, dans une vidéo partagée sur Facebook vendredi.

Sur les réseaux sociaux, plusieurs femmes ont clairement fait part de leur inquiétude face à d’éventuels actes criminels dont elles pourraient être victimes samedi.

Certains internautes masculins ont quant à eux assuré qu’ils feraient des «patrouilles dans les rues», jurant de s’en prendre physiquement - et violemment - à toute personne qui s’attaquerait à une femme sous leurs yeux.