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Rien ne nous empêche de parler du financement de la santé maintenant

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Photo d'archives, AFP

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Lundi, la vice-première ministre du Canada et ministre des Finances, Chrystia Freeland, a déposé un budget de 865 pages rempli d’une multitude de nouvelles dépenses.

Dans les faits, c’est 101,4 milliards de dollars pour les trois prochaines années. Cependant, au moment où nous vivons une pandémie qui en finit plus de finir, seulement environ trois milliards est dédié à la santé. 

Incroyable!

M. Trudeau et Mme Freeland ont fait la sourde oreille à la demande des provinces d’augmenter les transferts en santé. On peut lire dans le budget que ça sera discuté après la pandémie : « Le gouvernement a clairement affirmé qu’il sera là pour appuyer les besoins croissants des provinces en soins de santé à long terme, une fois que nous aurons surmonté la crise de la COVID. »

Cette phrase, nous rappelle ce que M. Trudeau avait dit en mars dernier à propos de la demande des provinces : « Ces conversations-là doivent avoir lieu après qu’on ait passé à travers cette crise actuelle. »

Pas pendant la pandémie

Donc, selon M. Trudeau, on ne devrait pas parler de transferts en santé durant la pandémie.

D’accord !

Ainsi, on pourrait appliquer le même principe à tous les éléments qui sont dans son budget.

Est-ce le temps de parler d’imposer aux provinces, sauf au Québec, un système de garderies? Est-ce le temps de donner de l’argent pour apprendre aux Canadiens à faire du camping en pleine pandémie? Ou est-ce vraiment le temps d’investir de l’argent pour un train à grande fréquence entre Toronto et Québec quand les transports en commun comportent des risques de contamination?

La raison que M. Trudeau a mis de l’avant pour ne pas parler du financement de la santé ne tient pas la route.

Confiné à cause de la santé

Présentement, on n’est pas confiné à cause du coût astronomique pour les services de gardes à Toronto ou parce que les personnes de 75 ans et plus à Sherbrooke méritent un aide supplémentaire pour leur Sécurité de la vieillesse.

On est confiné à cause de ce foutu virus et la situation difficile dans notre réseau de la santé. Un réseau qui avait déjà les deux genoux à terre avant le début de la pandémie.

Mais, peu de politiciens semblent intéressés à parler de cette dure réalité. 

Bien entendu, l’important présentement c’est la vaccination. Mais, malheureusement pour nous, il n’y a pas de vaccin pour remettre le réseau de la santé sur pied pendant et après la pandémie.

Face à cette évidence, on doit se rabattre sur nos élus. On doit espérer qu’ils seront à la hauteur comme les scientifiques l’ont été avec la confection des vaccins.