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Sondage Léger: la vie à Gaspé fait rêver

La famille Demers apprécie notamment l’aspect humain et l’entraide

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En plus de ses panoramas à faire rêver, Gaspé offre une qualité de vie basée sur l’entraide et la proximité humaine, ce qui a convaincu la famille Demers de venir s’y installer.

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« Gaspé est le grand gagnant du palmarès. Si on prenait un recul et on analysait de façon plus large en donnant une valeur à la ville, Gaspé serait nette-ment premier. Ce n’est pas surprenant en même temps, parce que Gaspé a toujours été très haut dans le classement », précise Pierre Côté, fondateur de l’indice de bonheur.

Cette année, Gaspé grimpe sur la deuxième marche du podium, parmi les villes les plus heureuses du Québec. Son indice de bonheur est de 79,65, soit plus de 10 points au-dessus de la moyenne québécoise.   

  • Écoutez Pierre Côté, président et fondateur de l’Indice relatif de bonheur (IRB) ici   

Nouvellement Gaspésiens

Nouvellement établie à Gaspé depuis le mois de janvier, la famille Demers n’est pas surprise d’apprendre que le bonheur est chez eux.

C’est par désir de renouveau et d’aventure que la famille a récemment quitté Magog, après y avoir vécu pendant 15 ans. Dès leur arrivée, les membres de la famille sont tombés sous le charme.

« Le contact humain est à un autre niveau. Les gens se disent vraiment bonjour. Et ce n’est pas juste un petit hochement de tête, c’est un bonjour vraiment jovial. C’est facile de connecter avec les gens », affirment d’une même voix Frédéric Demers et Nicole Sirois, qui ont continué à travailler dans leurs domaines respectifs. 

Lui est directeur des ressources humaines au Chantier Naval Forillon, et elle travaille comme gestionnaire dans une entreprise de recherche industrielle.

Accueillis à bras ouverts

Parents de deux adolescents, Éliane, 14 ans, et Xavier, 15 ans (qui viendra les rejoindre cet été, lorsque ses études secondaires seront terminées), le couple affirme avoir été accueilli à bras ouverts par les Gaspésiens.

« En ville, on dirait qu’on a moins le réflexe de demander de l’aide ou des services. On est habitué [à ce] que tout le monde se débrouille seul. Ici, si t’as besoin de quelque chose, on se fait dire : ne va pas l’acheter, je vais te le prêter ! », illustre M. Demers.

« Les terrains ne sont pas clôturés ici, c’est comme un grand terrain. Tu n’as pas besoin d’une clôture pour t’assurer le respect », poursuit Mme Sirois.

La nature et le grand air

La présence de la nature et de toutes les activités qui s’y rapportent était un prérequis à leur déménagement, à près de 10 heures de route.

« On va mettre nos kayaks directement devant la maison, sur l’eau [...] Et la vue de mon bureau, tu paies plus cher dans les hôtels pour l’avoir ! L’autre jour, il y avait des phoques près de chez nous », s’enthousiasme Mme Sirois.

Ils précisent par ailleurs qu’à Gaspé, les salaires n’influent pas sur le bonheur. « Les salaires sont moins élevés ici, mais définitivement, ça ne prend pas un salaire élevé pour être heureux. »

Très fier de voir sa ville trôner au sommet du palmarès, le maire, Daniel Côté, affirme que la situation de plein emploi a rendu sa ville « très heureuse ».

L’indice de bonheur des habitants de Gaspé agira assurément comme un « vecteur d’attraction et de fierté » au cours des prochains mois, dit-il.


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