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Repêchage de la NFL: une solide cuvée offensive

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Le repêchage de la NFL se met en branle avec la première ronde jeudi prochain, qui sera suivie des rondes 2 et 3 vendredi soir, puis des rondes 4 à 7 samedi après-midi. Cette année, une grande razzia des quarts-arrières s’annonce avec cinq candidats qui sortiront assurément dès le premier tour.

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Cette classe présente aussi plusieurs receveurs dotés d’un talent fou, ainsi que des joueurs de ligne offensive qui devraient faire des envieux.  

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Définitivement, l’attaque volera la vedette lors du grand soir. Avant de faire le portrait des espoirs défensifs demain, voici le tableau des principaux joueurs offensifs à surveiller, ainsi que de quelques joueurs dans l’ombre à ne pas oublier.

  • Écoutez le journaliste Stéphane Cadorette avec Jean-François Baril dans le balado Avantage Numeriq :   

Trevor Lawrence  

Photo AFP

Quart-arrière | Clemson | 6 pi 5 po, 213 lb

Lawrence a tout pour plaire, qu’il s’agisse de ses qualités athlétiques, son intelligence du jeu, sa présence dans la pochette, son leadership et son vaste éventail de passes. Il excelle pour analyser les défensives avant et après que le ballon est en jeu. Il risque de devoir apprendre à vivre plus d’adversité avec les Jaguars, lui dont la fiche a été de 34-2 à Clemson et de 86-4 depuis le secondaire ! Un rare point d’interrogation dans son cas est que son taux de passes complétées a été quelque peu gonflé par de nombreuses passes très courtes.

Justin Fields  

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Quart-arrière | Ohio State | 6 pi 2 po, 227 lb

Il y a un étrange débat entourant Fields. Certains analystes le perçoivent clairement comme le deuxième quart-arrière de la cuvée, tandis que d’autres ne semblent pas avoir la foi en lui. Ici, on va vous dire que Fields est non seulement un athlète d’exception (4,44 sur 40 verges), mais qu’il est possiblement le plus précis de sa cuvée, notamment sur les passes en zones profondes. Il lui est souvent reproché de ne pas dépasser sa première lecture, mais le site analytique Pro Football Focus a démontré que c’était un mythe. Dans la NFL, il devra apprendre qu’un faible gain est souvent acceptable.

Zach Wilson  

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Quart-arrière | BYU | 6 pi 2 po, 214 lb

Wilson a renversé tout le monde la saison dernière, lui dont le poste de partant n’était même pas confirmé à BYU. Son habileté à improviser et à réaliser de gros jeux en dehors de la pochette en se servant d’une motion à angles variés a tôt fait de soulever des comparaisons avec Patrick Mahomes. Il faut toutefois se méfier puisque Wilson a souvent fait face à une compétition médiocre à BYU. Il est aussi plutôt frêle et a subi quelques blessures, dont une à son épaule droite, en 2019.

Trey Lance  

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Quart-arrière | North Dakota State | 6 pi 3 po, 224 lb

Lance est le cas typique qu’on aime ou qu’on n’aime pas. Chose certaine, quand on aime, c’est plus une question de projection en raison de son plafond comme joueur que pour la production monstre à un niveau de jeu plus faible. Ce type de quart-arrière est conçu pour une attaque qui veut utiliser ses jambes à souhait. La puissance de son bras ne laisse aucun doute, mais on ne peut en dire autant de sa précision, surtout en mouvement. Il ne compte que 17 départs en carrière, au sein d’une attaque centrée sur la course.

Mac Jones  

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Quart-arrière | Alabama | 6 pi 2 po, 217 lb

Avant la saison, il n’était pas perçu comme un choix de première ronde. Soudainement, la rumeur l’envoie à San Francisco, au troisième choix au total. Jones est un pivot qui mise surtout sur une bonne lecture du jeu, son sens de l’anticipation et une précision exemplaire (77,4 %). Sauf que dans une vaste majorité de cas, ses receveurs gambadent dans les prés, largement ouverts. Jones n’a rien d’un grand athlète et son bras est correct, sans plus. A-t-il contribué à élever le talent autour de lui ou est-ce le contraire ?

Kyle Pitts  

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Ailier rapproché | Florida | 6 pi 5 po, 245 lb

C’est à peu près unanime, Pitts est le meilleur joueur disponible qui ne soit pas un quart-arrière. Il est plutôt rare qu’un ailier rapproché sorte dans le top 10, voire le top 5, mais ce sera le cas pour cet athlète d’exception. Pitts a le gabarit parfait pour sa position, en plus de la vitesse et l’agilité d’un ailier espacé. Il est d’ailleurs aligné partout sur le terrain et sera une arme offensive redoutable. Reste à voir s’il brisera la tendance des ailiers rapprochés ultra attendus en première ronde qui ont ensuite déçu (Eric Ebron, OJ Howard, Jermaine Gresham, Brandon Pettigrew, etc.).

Ja’Marr Chase  

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Receveur | LSU | 6 pi 0 po, 201 lb

Le débat est entier à savoir qui est le meilleur ailier espacé disponible entre Chase, Jaylen Waddle et DeVonta Smith. Chacun a la meilleure opinion du monde ! Chase a été le plus productif receveur de LSU en 2019, malgré la présence à bord de Justin Jefferson, qui a brillé avec les Vikings l’an dernier à sa saison recrue. Il excelle pour les attrapés dans la circulation et gagne des tonnes de verges après contact. Il a opté pour faire un trait sur la saison 2020, ce qui pourrait laisser un brin de rouille.

DeVonta Smith  

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Receveur | Alabama | 6 pi 0 po, 170 lb

Smith a produit de façon monstrueuse depuis deux ans malgré la présence de receveurs de grande qualité à ses côtés. Ses tracés sont ridiculement précis et il est extrêmement vif à la ligne de mêlée pour se défaire des demis de coin au style robuste. Il n’hésite jamais à adopter un style physique. Cette aptitude devra se transposer dans la NFL parce que son minuscule gabarit constitue un important point d’interrogation. Avec Alabama, il a été le petit qui joue gros.

Jaylen Waddle  

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Receveur | Alabama | 5 pi 10 po, 180 lb

Encore une fois, gare aux comparaisons, mais plusieurs voient en lui le prochain Tyreek Hill en raison de sa vitesse, de son explosion et de ses changements de direction soudains. Il a le flair pour le gros jeu et excelle aussi sur les retours de bottés. Comme son coéquipier Smith, le gabarit fait toutefois peur, du haut de ses 5 pi 10 po. Sa future équipe devra trouver une façon pour qu’il ait le ballon avec de l’espace sur le terrain pour exploiter son explosivité.

Rashod Bateman  

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Receveur | Minnesota | 6 pi 0 po, 190 lb

Les avis sont plutôt polarisés concernant Bateman puisqu’il n’est pas le receveur qui fait écarquiller les yeux par ses habiletés athlétiques, mais plutôt par sa technique. Il peut évoluer autant à l’intérieur qu’à l’extérieur et peut bien exécuter, avec précision, à peu près tous les tracés. Il est un joueur complet, qui fait tout bien, sans capter autant l’attention que d’autres de ses pairs par leurs jeux spectaculaires.

Kadarius Toney  

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Receveur | Florida | 5 pi 11 po, 193 lb

Voilà un receveur qui fascine quand on l’observe en situation de match. Sa capacité à briser des plaqués après l’attrapé en contorsionnant son corps et en se déplaçant avec une vivacité hors du commun en fait un favori pour plusieurs. Il pourrait devenir un abonné aux jeux de la semaine. Son comportement hors du terrain laisse toutefois à désirer et il est permis de se demander s’il se développera comme un receveur fiable ou comme un joueur « gadget ».

Elijah Moore  

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Receveur | Ole Miss | 5 pi 9 po, 178 lb

Certains diront que Moore sera limité à un rôle à l’intérieur dans la NFL puisque c’est ce qu’il a fait de mieux sur la scène universitaire. D’accord, mais ce type de receveur est de plus en plus recherché chez les pros. Moore est un receveur dont la technique semble déjà polie et qui devrait être productif dès le jour 1 au milieu du terrain. Il n’a pas le physique le plus imposant, mais n’a pas été affecté par les blessures.

Penei Sewell  

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Bloqueur | Oregon | 6 pi 4 po, 331 lb

Il ne faut pas se laisser berner par sa charpente massive. Penei Sewell bouge extrêmement bien sur le terrain, comme il l’a démontré au sein de l’attaque d’Oregon, qui mise sur de nombreuses passes voilées et autres tactiques similaires qui exigent de leurs joueurs de ligne qu’ils soient rapides et efficaces en mouvement. Le seul hic est qu’il n’a pas joué en 2020 pour ne pas s’exposer à la COVID-19. Il n’a que 20 ans et un potentiel énorme.

Rashawn Slater  

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Bloqueur | Northwestern | 6 pi 4 po, 304 lb

La grande question dans son cas : est-ce qu’il évoluera comme bloqueur ou comme garde au prochain niveau ? Certains le voient comme un joueur de ligne offensive plus prêt pour la NFL que Penei Sewell, mais son poids et sa portée modeste pour sa position pourraient le ramener à l’intérieur. Il a été dominant contre de solides athlètes dans la conférence Big Ten, notamment Chase Young.

Christian Darrisaw  

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Bloqueur | Virginia Tech | 6 pi 4 po, 322 lb

La cote de popularité de Darrisaw semble à son apogée à l’approche du repêchage. Son style fougueux, physique et tout en puissance fera saliver toute équipe qui rêve de s’imposer via le jeu au sol. C’était d’ailleurs la phase de jeu prédominante à Virginia Tech. Cela ne signifie pas qu’il est incapable de bien paraître en protection de passe, au contraire.

Alijah Vera-Tucker  

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Garde | USC | 6 pi 4 po, 308 lb

Vera-Tucker a évolué comme garde à ses deux premières saisons avant d’être utilisé comme bloqueur à gauche l’automne dernier. Dans la NFL, il devrait retrouver sa position de garde, mais sa polyvalence constituera un atout pour les équipes qui ont plusieurs brèches à combler. Vera-Tucker n’est pas un athlète d’exception, mais il est toujours en bonne position.

Landon Dickerson  

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Centre | Alabama | 6 pi 5 po, 333 lb

Si Dickerson peut démontrer qu’il a bien récupéré d’une déchirure du ligament croisé antérieur (genou) subie en décembre dernier, il pourrait devenir un vol. Il joue avec attitude en prenant plaisir à écraser ses rivaux au sol. Son style pourrait même lui attirer quelques mouchoirs des officiels. Il a joué à toutes les positions sur la ligne offensive, mais principalement comme centre.

Najee Harris  

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Porteur | Alabama | 6 pi 1 po, 232 lb

On ne parle clairement pas d’une cuvée d’exception chez les porteurs cette année. Il est possible qu’aucun ne soit sélectionné au premier tour, même si trois d’entre eux ont des chances. Harris est le premier nom qui vient en tête parce qu’il en impose avec sa charpente et qu’il est complet sans forcément offrir le potentiel de coup de circuit à tous les jeux. En 2020, sa progression pour capter des passes a été remarquable.

Javonte Williams  

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Porteur | North Carolina | 5 pi 9 po, 212 lb

Si vous aimez les porteurs de ballon qui courent avec le feu au derrière, Williams est pour vous. Il est le plus agressif de sa classe et a dominé ses pairs avec 47 plaqués brisés et 72 courses pour des premiers jeux en 2020. Il se battra jusqu’à la cloche avant de tomber et il faudra voir au prochain niveau s’il pourra prendre une charge complète de travail, lui qui a partagé le champ-arrière avec Michael Carter sur la scène universitaire.

Travis Etienne  

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Porteur | Clemson | 5 pi 10 po, 215 lb

Etienne est le style de porteur qui possède une accélération impressionnante, au point où il peut faire des ravages chaque fois qu’il touche au ballon. Il excelle quand il parvient à atteindre l’extérieur, mais justement, il force parfois trop le jeu. C’est souvent plus laborieux à l’intérieur. Il est en quelque sorte un dilemme parce qu’il est le plus explosif de sa cuvée, mais les défauts sont évidents, comme ses huit échappés.

QUELQUES JOUEURS INTRIGANTS...  

Chaque année, des joueurs qui ne sont pas repêchés parmi les premiers offrent un potentiel intrigant à différents égards. En voici quelques-uns.

Davis Mills (quart-arrière, Stanford) 

En dehors des quarts-arrières du top 5, il est celui qui montre le plafond le plus élevé, mais il s’agit là d’une simple projection plutôt que de résultats prouvés. Ses qualités athlétiques et son bras de grande qualité en font un espoir alléchant, mais il ne compte que 11 départs en carrière.

Kyle Trask (quart-arrière, Florida)

Il ne correspond clairement pas au prototype actuel du quart-arrière athlétique, mais il reste calme dans la pochette malgré son manque de mobilité et n’est pas allergique au risque. Une valeur intéressante en deuxième ou troisième ronde.

Shi Smith (receveur, South Carolina)

Il y a des ailiers insérés qui partiront bien avant lui, mais Smith pourrait contribuer immédiatement à l’attaque et sur les retours de botté. Il a bien paru au Senior Bowl et pourrait s’avérer une aubaine au jour 3 du repêchage.

Anthony Schwartz (receveur, Auburn)

Il est le receveur le plus rapide de sa cuvée, un vrai missile. Mais au fait, est-il véritablement un receveur ou plutôt un sprinter ? Ses mains ne sont pas fiables et il court des tracés approximatifs. Mais son chrono de 4,25 s sur 40 verges lui vaudra d’être repêché.

Kenneth Gainwell (porteur, Memphis)

À 5 pi 8 po, il est permis de se demander si Gainwell saura résister aux rigueurs de la NFL. Il est probablement le meilleur à sa position cette année pour capter des passes et pourrait devenir électrique.