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La suite de la vaccination en 7 questions

Le Journal répond aux questions qu’une majorité de Québécois risque de bientôt se poser

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Photo d'archives

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Alors que la troisième vague continue de ralentir au Québec, freinée par la vaccination de plus en plus importante, Le Journal s’est penché sur quelques questions que le public risque de se poser dans les prochaines semaines.

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Y a-t-il des risques à obtenir une deuxième dose différente de la première ?

Non. Comme il y a très peu de données, l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ) recommande d’utiliser le même vaccin pour les deux doses, mais si ce dernier n’est pas disponible, une dose d’un autre vaccin peut être administrée sans problème. 

Toutefois, il faut prioriser la vaccination avec une technologie semblable que lors de la première injection. Par exemple, les vaccins à ARN messager Pfizer et Moderna pourraient être interchangés et offrir une réponse immunitaire équivalente. 

« Leur profil d’efficacité, d’immunogénicité et de réactogénicité sont très similaires », explique l’INSPQ. 


Est-ce qu’on peut mélanger n’importe quel vaccin ? 

On n’en est pas encore certain. Pour l’instant, on ne recommande pas de mélanger deux types de vaccins différents, par exemple le vaccin à ARN messager de Pfizer et le vaccin à vecteur viral d’AstraZeneca.

Mais une étude est actuellement menée au Royaume-Uni pour tester l’efficacité de la combinaison de ces deux vaccins. 

Le Dr Alain Lamarre, professeur en immunologie et virologie de l’Institut national de recherche scientifique (INRS), croit d’ailleurs qu’il pourrait résulter de ce type de « croisement » une meilleure réponse immunitaire. 

« Théoriquement, il y aurait des avantages à interchanger ces vaccins parce qu’on pourrait cibler deux voies d’immunité différentes et donc obtenir une couverture protectrice plus large. »  


À quand un retour à un semblant de normalité ? 

La Santé publique du Canada évalue que ça pourrait commencer cet été, dans l’hypothèse selon laquelle 75 % de la population du pays aurait reçu une première dose du vaccin et 20 %, une deuxième.

Mais il ne s’agira pas d’un retour immédiat à la vie normale puisque l’organisation fédérale envisage une levée graduelle des mesures sanitaires à la mi-juillet. Actuellement, 30 % des Canadiens ont reçu une première injection, mais seulement 3 % ont reçu une deuxième dose. 

Quant à savoir combien de temps certaines mesures comme le port du masque demeureront, la réponse n’est pas claire. Les experts ne savent pas s’il s’agit d’une question de mois ou d’années. 

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Photo d'archives, Stevens LeBlanc

Pourquoi les gens doivent-ils continuer de respecter les mesures sanitaires après une deuxième dose ? 

Le vaccin protège contre le fait de contracter une forme grave de la COVID-19, mais on ne sait pas encore avec certitude s’il permet d’empêcher la propagation du virus. Ainsi, quelqu’un qui aurait été vacciné pourrait potentiellement contracter le virus, sans complication, et infecter d’autres personnes. 


Quand est-ce que je serai vacciné ? 

Actuellement, la vaccination s’adresse aux 60 ans et plus, aux personnes qui ont des problèmes de santé ou aux travailleurs de milieux à risque. Excepté pour le vaccin d'AstraZeneca, qui est offert au 45 ans et plus.

Au Québec, on vise à inoculer une première dose du vaccin pour l’entièreté des personnes de 16 ans et plus qui le souhaitent d’ici le 24 juin. Les études se poursuivent pour autoriser la vaccination chez les moins de 16 ans. 

Comme il y a un maximum de 16 semaines entre deux doses, les Québécois devraient être entièrement vaccinés d’ici le 14 octobre, si les échéanciers sont respectés. 


Quel vaccin le reste de la population adulte recevra-t-elle ? 

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Photo d'archives, AFP

Il y a plus de chances que ce soit celui de Pfizer. D’ici le 4 juillet, près de 5,3 millions de doses de la pharmaceutique américaine doivent être livrées dans la province. C’est de loin celui qui est le plus disponible au Québec.

Les quelque 524 000 doses d’AstraZeneca seront bientôt écoulées dans la province et aucune livraison n’est prévue d’ici la fin du mois. 

Pour ce qui est de Moderna, 137 200 doses doivent être acheminées au Québec entre le 26 avril et le 2 mai. D’autres livraisons sont à venir. 

Une première livraison de 300 000 doses (sur 2 millions) du vaccin Johnson & Johnson est prévue au pays la semaine prochaine.   


Est-il possible que je doive être à nouveau vacciné au courant des prochaines années ?

Oui, c’est possible. 

En circulant là où les conditions sont propices à la création de nouveaux variants, comme dans les pays où la vaccination est moins avancée, le virus pourrait devenir résistant aux vaccins actuels.

D’après le Dr Alain Lamarre, quand ces éventuelles mutations du SRAS-CoV-2 se rendront jusqu’à nous, il se peut que l’on ait besoin d’une dose de rappel ou d’un vaccin adapté. 

« On peut s’attendre à ce qu’au bout d’une année ou deux, on n’ait quasiment plus d’immunité contre les souches qui circulent actuellement. » 

Le bilan continue de s’améliorer   

Depuis vendredi, près de 1300 aînés en CHSLD ont complété leur couverture vaccinale avec une deuxième dose différente de la première, dans la Capitale-Nationale.

En 24 heures, 139 nouveaux cas et deux décès s’ajoutent au bilan de Québec et trois personnes de moins sont hospitalisées. En Chaudière-Appalaches, on recense 146 nouveaux cas et deux décès de plus, mais les hospitalisations sont stables.

Situation au Québec

En date du

Cas confirmés

Total

Décès

Total

Vaccins administrés

Total 84 837+ 9 264

Tests effectués

Total 5 195 725+ 35 114

Hospitalisations

Total

Soins intensifs

Total

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