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Remporter un Olivier, c’est ma Coupe Stanley!

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Photo d'archives, Agence QMI Jean-Michel Anctil

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Jean-Michel Anctil, autant il est drôle sur une scène, autant il adore partager son humour afin de récolter de l’argent pour des œuvres caritatives. Il trouve le moyen de faire rire les gens, mais aussi de les sensibiliser à la cause. 

Durant l’entrevue, j’ai partagé avec lui des rires, mais aussi des moments de générosité de sa part qui vous permettront de revivre avec lui de beaux moments de sa vie. La sagesse de son père et sa mère lui ont fait comprendre qu’il fallait travailler pour réussir. 


De quelle ville es-tu originaire ?

Je suis originaire de Saint-Pascal situé dans la région du comté de Kamouraska du Bas-Saint-Laurent. 


As-tu demeuré longtemps à Saint-Pascal ? 

Mon père était gérant des vendeurs pour l’entreprise Electrolux. À compter de 4 ans, j’ai commencé ma grande tournée de villes, car ses patrons l’envoyaient pour redresser le secteur des ventes.


Cette tournée d’enfance comprenait quoi ?

J’ai vécu à Sept-Îles, à Edmundston, au Nouveau-Brunswick, et quand j’ai eu à peu près 11 ans, ma famille s’est établie dans la région de Québec. 


Est-ce que les nombreux déplacements ont été difficiles pour votre mère ?

Lorsque nous avons quitté Saint-Pascal, elle avait de la peine, car elle laissait les membres de sa famille. Ensuite, les déménagements faisaient partie de nos vies. 


Quels ont été tes premiers emplois ?

J’ai commencé comme camelot, ce qui m’a appris à me lever tôt le matin. À l’âge de 15 ans, j’ai fait mes débuts chez McDonald’s où j’ai compris qu’il y avait toujours quelque chose à faire comme nettoyer le restaurant ou la préparation de la nourriture.


Tu étais un jeune gestionnaire ?

À l’âge de 17 ans, j’étais « assistant-gérant » chez McDonald’s. J’ai appris la gestion des employés et la planification des horaires. 


De quelle marque était ta première voiture ?

Une Chevrolet rouge 1987 pas équipée.


Dans ta jeunesse, pratiquais-tu différents sports ?

J’ai joué au hockey et au baseball à Charlesbourg, mais tout comme toi, mon cher Rodger, cela m’a pris plusieurs années avant de grandir. Alors j’étais un bon coéquipier... dans le vestiaire. 


Es-tu bon cuisinier ? 

Aujourd’hui, je suis un bon cuisinier, mais à l’époque où j’allais à l’école c’est ma mère qui préparait nos repas.


Aimes-tu faire des travaux manuels ?

J’adore travailler de mes mains, mais je déteste la finition. Je vais te raconter une histoire drôle, mais véridique. Il y a environ au moins huit ans de ça, j’ai tenté d’installer un Gazebo tout seul. Cependant, les directives indiquaient au moins quatre personnes pour le faire. Après quelques heures infructueuses, j’ai communiqué avec la compagnie pour qu’elle vienne finir le travail.


Décris-moi ton premier appartement.  

J’étais étudiant. Après trois semaines de fréquentations, je suis allé vivre avec mon amoureuse. Notre lit, c’était notre matelas qui était par terre dans un supposé salon. J’ai mis une planche de bois sur une chaise qui soutenait la télévision. Mon fauteuil dans le salon, c’était mon vélo.


As-tu vécu à un moment une peine d’amour dans ta jeunesse ? 

J’étais étudiant au secondaire, ma blonde avait décidé de me laisser. Je dois t’avouer que je me souviens encore de cette peine d’amour de jeunesse. 


Tu es devenu un gardien de but ? 

Par erreur, car il en manquait un à la formation de l’équipe de l’Union des Artistes. Pour améliorer mon talent, j’ai suivi des cours de l’ancien gardien de but des Nordiques, Mario Gosselin.


Quels sont tes films favoris et la musique que tu préfères ?

J’aime bien les films policiers, car plus jeune, j’aurais aimé être un détective privé. La musique que je préfère c’est le rock québécois.  


Tu as donné un spectacle à Kabul, en Afghanistan ?

J’avais été invité avec des anciens joueurs de la LNH et des artistes afin de donner un spectacle d’humour et pratiquer différents sports avec les militaires canadiens.  


Est-ce que tu as craint pour ta vie en te dirigeant vers Kabul ?

Je n’avais aucune raison de craindre pour ma vie. Les militaires étaient présents pour assurer notre sécurité. Je ne peux pas oublier l’accueil chaleureux que les militaires à Kabul nous ont réservé. 


Pourquoi ton Prix Olivier est ta Coupe Stanley ?

Je me considère chanceux de remporter l’Olivier de l’humoriste de l’année et du spectacle le plus populaire, car ce sont les choix du public. C’est ma Coupe Stanley !


Qui a cru en toi ? 

L’animateur de radio à Québec, Mario Grenier, m’a invité à faire des spectacles au légendaire club de nuit le Dagobert, à Québec.


As-tu fréquenté l’École nationale de l’humour ?

Ce fut sans aucun doute une école de vie inoubliable. J’ai pu compter sur les conseils de mes profs, dont Luc Senay, Danielle Fichaud et la fondatrice et directrice actuelle, Louise Richer, que j’apprécie toujours. 


Quel humoriste aurais-tu aimé rencontrer ?

Le regretté humoriste et comédien français, Michel Colucci, dit Coluche.


Comment vont tes enfants ?

Je suis choyé de pouvoir compter sur Marianne, Laurie et Charlie. J’espère pouvoir les guider dans les décisions qu’elles vont prendre.