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Sèche tes pleurs, Doug

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En politique, on ne peut pas troquer la compétence pour l’empathie.

Les larmes de Doug Ford étaient possiblement sincères et ressenties. Mais elles ne vont pas le sauver. 

Sa remarquable sortie de jeudi, après des jours à se cacher, n’a rien fait pour calmer la grogne à son endroit. 

Au contraire, plusieurs commentateurs politiques ontariens ont vu dans ses larmes le signe concret que le premier ministre a complètement perdu le contrôle de la situation. 

Le trémolo dans la voix, M. Ford s’est excusé d’avoir proposé des mesures aussi inutiles qu’inapplicables, et même carrément dangereuses, la semaine dernière, comme donner le pouvoir aux policiers d’arrêter quiconque sortant de chez soi, à n’importe quel moment.

Ce qui devait arriver arriva : des images montrant un policier brutaliser un garçon de 12 ans qui jouait au parc ont fait le tour du web.

Ah oui !, j’ai oublié de dire que M. Ford a aussi interdit aux enfants de jouer dehors, avant d’infirmer sa décision. 

Pas sortis du bois

C’est donc un Ford repentant et le cœur sur la main qui s’est présenté devant les caméras cette semaine.

Le problème, c’est que le premier ministre n’a rien changé à son discours. Il continue, encore et toujours, de rejeter entièrement le blâme sur tout le monde sauf sur lui-même pour ses malheurs.

Si la troisième vague déferle en Ontario comme nulle part ailleurs, c’est à cause du fédéral. 

Point à la ligne.

La population ne semble pas trop d’accord, si on en croit le taux d’approbation famélique du gouvernement Ford. 

Les Ontariens ne sont pas sortis du bois, car le Parti progressiste de l’Ontario fait partie du problème. 

Les mesures de confinement strictes ne font pas l’unanimité au sein du caucus. Les députés de la grande région de Toronto, en faveur de mesures plus strictes, se butent au refus de leurs collègues des régions.

Imaginez si François Legault devait composer avec pareille dissension !