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Baromètre des régions où les Québécois sont le plus heureux

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Chaque semaine, Le Journal, en collaboration avec la firme Léger, dévoile un coup de sonde sur une variété de sujets qui vous touchent de près ou de loin. Notre baromètre mesure ainsi ce qui vous fait vibrer ou sourciller en tant que Québécoise et Québécois, jeune et moins jeune, francophone, anglophone ou allophone, à Montréal ou en région.

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L’indice de bonheur Léger (IBL) est un observateur social indépendant qui évalue l’état d’esprit général des populations afin de les comparer. Il se base sur 25 critères, dont la santé, le travail, l’amour, l’argent, la sensibilité environnementale ou la liberté, pour ne nommer que ceux-là.      

IBL du Québec : 69,65

1. Gaspésie–Îles-de-la-Madeleine : 75,1

Photo Adobe stock

2. Côte-Nord : 74

Photo courtoisie, Mathieu Dupuis

3. Abitibi-Témiscamingue : 73,86

Photo courtoisie, SÉPAQ

4. Saguenay–Lac-Saint-Jean : 72,26

Photo courtoisie, SÉPAQ

5. Bas-Saint-Laurent : 72,19

Photo courtoisie

6. Centre-du-Québec : 71,80

7. Lanaudière : 71,25

8. Laurentides : 71,25

9. Chaudière-Appalaches : 71,10

10. Outaouais : 70,86

11. Mauricie : 70,83

12. Estrie : 70,49

13. Capitale-Nationale : 69,36

14. Laval : 69,24

15. Montérégie : 68,21

16. Montréal : 67,87


Méthodologie

Léger a réalisé un vaste sondage auprès de 61 350 Québécoises et Québécois provenant de toutes les régions du Québec, qui ont répondu aux questions sur le site de l’indice du bonheur Léger, du 1er janvier 2020 au 15 avril 2021. Aux fins de comparaison, un échantillon probabiliste de 61 350 répondants aurait une marge d’erreur de plus ou moins 0,50 %, et ce, 19 fois sur 20. Ce sondage est l’un des plus grands sondages jamais réalisés au Québec. *La région du Nord-du-Québec n’est pas incluse dans ce palmarès, car l’échantillon est trop faible pour être significatif.  

  • Écoutez Pierre Côté, président et fondateur de l’Indice relatif de bonheur (IRB) ici   

  

  • Philippe Léger, Le Journal de Montréal   

Le constat

Le bonheur est d’abord dans nos régions : les cinq régions les plus heureuses sont celles qui vivent aux extrémités – du nord au sud, de l’ouest à l’est – du Québec. Mais, le bonheur se retrouve surtout en Gaspésie. Difficile de ne pas l’être lorsque vous côtoyez quotidiennement le fleuve, la mer, les rivières, les falaises, les forêts et, bien sûr, les Gaspésiens eux-mêmes.

La surprise

Il est fascinant de constater que le bonheur a plus à voir avec notre environnement – où l’on vit – qu’avec nous-mêmes individuellement. Le baromètre suit une logique liée au territoire : on est d’abord plus heureux en région, on l’est ensuite un peu moins en banlieue et, finalement, on ne l’est pas vraiment en ville.

La déception

Toutes les régions, sans exception, sont moins heureuses que l’année dernière. Loin d’une surprise, mais essentiel à constater. Notre moral est bas si on se compare à l’année dernière. Toutes les régions ont vu leur indice de bonheur reculer de cinq à sept points, comparativement à l’année dernière. 

  • Écoutez la chronique de Léa Stréliski au micro de Geneviève Pettersen à QUB radio  

L’espace, la nature, le fleuve, la forêt    

  • Mario Dumont, Le Journal de Montréal   

La Gaspésie n’est plus seulement un beau décor pour trois jours de vacances. L’Abitibi n’est plus seulement le territoire rêvé pour la chasse. Ces régions sont devenues des lieux de prédilection pour vivre, et pour vivre heureux.

La pandémie a provoqué une prise de conscience de la valeur de l’espace. Les contraintes sanitaires ont fait ouvrir les yeux sur la beauté de la nature et sur le privilège de ceux qui ont accès à des espaces naturels vastes et généreux.

Vive l’espace !

Le résumé de ce fascinant sondage sur le bonheur est simple. Les plus heureux vivent dans les espaces d’immensité.

Viennent ensuite ceux qui vivent dans les grands espaces. Puis ceux qui habitent des espaces moyens. Et la vie dans les espaces restreints arrive au dernier rang.

Les pieds carrés de terrain ont pris de la valeur de maintes façons au cours de cette année. Lorsque théâtres et restaurants sont fermés, le terrain devient un espace de loisirs. Le terrain est devenu le lieu de production de quelques légumes et fruits. Le terrain, c’est avoir son propre parc d’amusement pour les enfants.

Plus on vit en région, plus les terrains personnels sont grands, plus les espaces sont vastes et plus la forêt, le fleuve ou les montagnes sont accessibles, comme une extension de son lopin individuel.

Retourner en région

Depuis un an, des familles font le choix de retourner vivre dans les régions du Québec. Le télétravail aidant, je suis convaincu qu’il restera quelque chose de cette tendance, même après la pandémie.

L’image projetée par ce sondage détonne du portrait de vieillissement et de difficultés économiques qui a collé aux régions depuis quelques décennies. L’image de familles qui déménagent vers les régions marque un nouvel élan.

Et si vous ne pouvez pas goûter le bonheur d’habiter en région, vous aurez la chance d’aller rendre visite à ceux qui y vivent... tout indique que nous voyagerons encore au Québec­­­ en 2021 !


Faites la différence.

Les résultats de ce sondage vous font réagir ? Envoyez-nous vos lettres d’opinion pour participer à la discussion à l’adresse suivante : faitesladifference@quebecormedia.com

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