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Malgré la pandémie: les marchés publics en pleine expansion

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Si la pandémie de COVID-19 a mis à mal plusieurs secteurs de l'économie, celui des marchés publics a le vent dans les voiles. Le nombre de marchés est en hausse et l'achalandage n'a pas souffert des mesures sanitaires appliquées depuis plus d'un an.

L'Association des marchés publics du Québec (AMPQ) a vu son nombre de membres bondir de 123 à près de 140 en un peu plus d'un an et chacun d'eux a reçu en moyenne 16 000 visiteurs par saison au cours des trois dernières années, une tendance accentuée par la crise sanitaire.

«Il y a eu une accélération de l'engouement pour les marchés publics en lien avec la pandémie. Ça demeure des endroits pertinents pour favoriser l'achat local et l'agriculture de proximité», a expliqué Jean-Nick Trudel, directeur général de l'AMPQ, en se basant sur une étude effectuée par Raymond Chabot Grant Thornton (RCGT).

Selon lui, seulement deux marchés ont décidé d'annuler leur saison en 2020.

Dès le début de la pandémie, les marchés publics ont été déclarés services essentiels au même titre que les grandes chaînes d'alimentation, même en zones rouges. Dans certains cas, l'application des mesures de distanciation a pu faire croire à une baisse d'achalandage, mais ce n'est pas le cas, a assuré M. Trudel.

«On a un contact privilégié entre les consommateurs et les producteurs. La seule chose, c'est qu'il se fait maintenant de façon plus sécuritaire. Il n'y a eu aucune éclosion dans le réseau et on veut maintenir ça comme ça», a-t-il dit.

Le consommateur moyen dépense 45$ lors d'une visite dans un marché public au Québec et les deux tiers des visiteurs parcourent moins de 10 km pour s'y rendre. Les producteurs qui y tiennent un kiosque enregistrent un revenu moyen de 803$ par jour et de 18 300$ par saison. Occupés à hauteur de 86%, les kiosques au Québec sont tenus dans un cas sur deux par les producteurs eux-mêmes, les transformateurs louant 29% des espaces et les distributeurs ou revendeurs, seulement 8%, les autres étant réservés à des artisans non alimentaires, selon l'étude de RCGT.