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Bienvenue dans l’enfer indien

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Le pire des scénarios appréhendés défile sous nos yeux.

Manque de lits, d’oxygène, de tests, manque de médicaments, de vaccins. Des cas qui se propagent à la vitesse de l’éclair, des hôpitaux qui débordent, des gens qui meurent dans la rue.

Bienvenue dans l’enfer indien. 

Cette catastrophe humanitaire devrait forcer une réflexion collective sur la gestion de la pandémie.

On savait qu’en s’appropriant tous les vaccins, les pays riches allaient fragiliser la lutte mondiale contre la COVID.

Et pourtant... 

On voit aujourd’hui ce qui arrive quand on traite le vaccin comme un bien commercial plutôt que comme un bien commun à partager équitablement sur la planète.

Nous rêvons à un été relativement déconfiné, l’Inde arrive au point où elle ne comptera plus ses morts.

Éteindre le feu

C’est encore plus gênant pour le Canada d’avoir osé piger 1,9 million de doses de vaccin dans la réserve de Covax destinée aux pays en développement.

Qui sont les hommes et les femmes derrière nos politiciens? Emmanuelle présente... un balado animé par Emmanuelle Latraverse.

N’empêche, face à l’urgence, tous promettent soudainement d’acheminer de l’aide, du matériel de protection, des ventilateurs, des concentrateurs d’oxygène.

On aura droit à une belle annonce, bien sentie, chiffres à l’appui.

Mais est-ce suffisant ?

N’est-ce pas une responsabilité collective que d’aider l’Inde à reprendre le contrôle ?

Dans le contexte pandémique, il ne s’agit pas seulement d’une obligation morale ou humanitaire, mais bien d’une question de sécurité nationale.

Car si l’Inde et ses 1,4 milliard d’habitants sont laissés à eux-mêmes, la suite est télégraphiée. On soupçonne déjà l’émergence de variants encore plus dangereux que le variant indien actuel.

Devrions-nous collectivement revoir le rythme de vaccination planétaire ? Le rééquilibrer ? Éteindre l’incendie avant qu’il ne se propage davantage ?

Bien sûr ! Jamais de la vie ! C’est le dilemme de la pandémie. Chaque pays s’est replié sur lui-même, toute charité est calculée.

Et pourtant, la COVID et ses variants devraient nous avoir appris que nous sommes tous dans le même bateau.