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Le marché de l’emploi encore très accro aux mesures d’aide

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C’est incroyable de voir le nombre effarant de travailleurs qui, un an après le début de la pandémie, dépendent encore des diverses prestations d’aide financière mises de l’avant par le gouvernement Trudeau dans le cadre de son plan d’intervention pour lutter contre les impacts de la COVID-19.

Et d’une province à l’autre, on observe la même « dépendance » des travailleurs envers les mesures de soutien financier fédéral.

Regardons de plus près ce qui se passe ici même, au Québec.

L’ASSURANCE-EMPLOI

Prenons le nombre de prestataires de l’assurance-emploi, lequel programme social a pris la relève de la Prestation canadienne d’urgence l’automne dernier.

À la fin de février dernier, il y avait 443 690 Québécois qui bénéficiaient des prestations d’assurance-emploi, en hausse de 260 630 par rapport à février 2020, le dernier mois avant le déclenchement de la virulente pandémie. 

Ainsi en février dernier, il y avait 2,4 fois plus de chômeurs au Québec qu’il y a 12 mois.

  • Écoutez la chronique économique de Michel Girard sur QUB radio:

L’augmentation la plus forte a été enregistrée chez les jeunes de 15 à 24 ans alors que le nombre de prestataires passait de 15 010, en février 2020, à 62 100, en février 2021. Une hausse de 313 %.

Au second rang, on retrouve le groupe d’âge des 65 ans et plus, avec une augmentation du nombre de prestataires de 196 %. Nombre total en février dernier : 34 010, soit 22 500 de plus qu’en février 2020.

Les prestataires de l’assurance-emploi chez les autres groupes d’âge répartis entre 25 et 64 ans ont vu leur nombre bondir de 121 à 138 pour cent. 

Le montant de la prestation régulière d’assurance-emploi ? Au moins 500 dollars par semaine.

LA SUBVENTION SALARIALE

Le nombre actuel de chômeurs est d’autant plus impressionnant qu’il s’inscrit dans une période où il y a encore 221 320 employés d’entreprises (ayant pignon sur rue au Québec) qui sont rémunérés à même le « généreux » programme fédéral de la Subvention salariale d’urgence du Canada (SSUC). Ce programme a été mis sur pied dans le dessein d’aider financièrement les entreprises canadiennes victimes des répercussions de la pandémie COVID-19 à garder leurs employés à l’emploi au lieu de les mettre à pied.

La SSUC équivaut à 75 % du salaire d’un employé, jusqu’à concurrence d’un salaire annuel de 58 700 dollars. La subvention maximale est de 847 dollars par semaine par employé.

LES PRESTATIONS DE LA RELANCE

Le décompte du nombre de Québécois bénéficiaires en ce moment du soutien financier fédéral ne se limite pas à l’assurance-emploi et à la subvention salariale d’urgence. S’ajoutent des dizaines et des dizaines de milliers d’autres prestataires.

Je fais référence aux prestataires de la Prestation canadienne de la relance économique (PCRE) d’un montant de 500 $ / semaine, qui est notamment offerte aux travailleurs indépendants qui n’ont pas accès à l’assurance-emploi. 

Il y a également des milliers de prestataires de la Prestation canadienne de maladie pour la relance économique (PCMRE) et des milliers de prestataires de la Prestation canadienne de la relance économique pour proches aidants (PCREPA) qui reçoivent, eux aussi, une prestation fédérale de 500 dollars par semaine en ces temps difficiles. 

Des milliers de travailleurs québécois dépendants  

ASSURANCE-EMPLOI

SUBVENTION SALARIALE  

  • À la mi-février 2021