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Le CF Montréal sur la bonne voie

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J’avais une impression de déjà vu. Durant la première mi-temps du dernier match du CF Montréal, je n’arrivais pas à la chasser, à m’en débarrasser.

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Cette rencontre à Nashville était en ligne directe avec la précédente, la première de l’année, contre le Toronto FC. Tant et tellement que j’ai eu l’impression que le but de Mason Toye était un copié-collé du match précédent. Une reprise des faits saillants de la semaine passée que me montrait TVA Sports.

Pour un deuxième match de suite, le CF Montréal est sorti des blocs en lion et a pris avant la mi-temps une avance de deux buts contre Nashville. 

Les partisans croyaient sûrement que ce serait suffisant pour arracher les trois points, mais le vent a tourné à la fin de la première période et les hommes de Wilfried Nancy se sont contentés d’un match nul.

Après deux matchs, je fais un constat : le CF Montréal est assurément capable de constance, capable d’enchaîner des performances et d’être compétitif contre n’importe laquelle des équipes MLS match après match. Déjà, c’est une amélioration face à la saison précédente.

Les actions clés

Même si un match dure 90 minutes, il peut souvent se réduire à quelques actions clés. Pour la rencontre de samedi dernier du CF Montréal, la nomenclature est assez simple à faire.

Outre l’évidence, c’est-à-dire les buts, l’occasion ratée par Romell Quioto en début de deuxième mi-temps a eu une incidence énorme sur le résultat. S’il marque ce but, le CF Montréal aurait tué le duel. Je ne suis pas sûr que Nashville est en mesure de revenir au pointage.

L’arrêt miraculeux de Clément Diop à la 67e minute est un autre fait saillant. Vous me direz que celui-ci n’a fait que retarder l’inévitable, mais il a à mon avis permis à Montréal de retarder l’échéance et assuré que le barrage ne cède complètement. Cette parade a peut-être fait la différence entre un match nul et une défaite.

À tout ça, je pourrais aussi ajouter les poteaux frappés par les hommes en jaune. En somme, les Montréalais les ont bien négociés ces moments qui font l’essence du match, mais ils se sont, en majorité, produits dans sa propre surface. Ils ont évité plus de danger qu’ils n’en ont créé. Voilà un fait à méditer cette semaine.

Comme amateur de soccer, j’aime regarder un match où les deux équipes ont un jeu basé sur la possession du ballon. Samedi dernier, Nashville et Montréal tentaient de construire leur attaque avec une philosophie claire, pas nécessairement en tablant sur les erreurs de l’autre.

Bref, une telle philosophie offensive, c’est bien... mais on doit avoir les mêmes standards défensivement pour obtenir du succès.

Au Tennessee, Le CFM a eu plusieurs problèmes défensifs. Des trous se sont formés dans sa défense et l’adversaire s’est permis de les exploiter la plupart du temps.

De plus, tout le monde et sa mère savaient que Nashville allait envoyer beaucoup de centres dans la surface de réparation. Malgré ce savoir, les défenseurs en noir ont eu de la difficulté à empêcher ces centres et à ultimement les gérer.

Même un joueur comme Kamal Miller, dominant physiquement, a été battu dans les airs à plus d’une reprise. Pour éviter de se faire manger la laine sur le dos dans ce genre de situation, il n’y a pas 36 000 solutions : il faut être plus agressif sur le porteur du ballon.

J’y reviens donc : le CFM doit s’assurer d’avoir les mêmes standards en défense qu’il a en attaque. À ce moment, on pourra vraiment croire que cette première position au classement de l’Est lui appartient.