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Iran: la fuite d'un audio vise à créer la «discorde» pendant les discussions sur le nucléaire (Rohani)

Iran: la fuite d'un audio vise à créer la «discorde» pendant les discussions sur le nucléaire (Rohani)
Photo AFP

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Téhéran | Le président iranien Hassan Rohani a estimé mercredi que la fuite d'un enregistrement audio de son ministre des Affaires étrangères, Mohammad Javad Zarif, visait à créer la «discorde» à Téhéran, en pleines discussions internationales pour relancer un accord sur le nucléaire iranien. 

Les propos controversés de M. Zarif, qui évoquait l'influence de l'armée dans la diplomatie iranienne, ont été divulgués alors que l'Iran et les grandes puissances sont engagés dans des pourparlers à Vienne pour ramener les États-Unis à l'accord de 2015 qu'ils ont abandonné sous la présidence de Donald Trump et persuader Téhéran de se conformer aux obligations nucléaires auxquelles il a renoncé en représailles.

«Voler un document, une cassette, c'est quelque chose qui doit faire l'objet d'une enquête. Pourquoi à ce moment-là? À mon avis, cet enregistrement (...) aurait pu être publié il y a une semaine également», a déclaré M. Rohani lors d'une réunion de son cabinet, selon des déclarations retransmises à la télévision.

Mais la divulgation de l'enregistrement intervient «juste au moment où les (pourparlers) de Vienne étaient à l'apogée de leur succès, de manière à créer la discorde à l'intérieur» de l'Iran, a-t-il souligné.

«Nous ne pouvons lever les sanctions que par l'unité», a ajouté M. Rohani.

Les représentants des États toujours parties à l'accord (Iran, Chine, Russie, France, Allemagne, Royaume-Uni) se sont retrouvés mardi dans la capitale autrichienne et ils ont convenu «d'accélérer le processus», selon Téhéran, pour sauver l'accord.

Conclu en 2015 pendant le premier mandat de M. Rohani, à l'issue de longues négociations menées par M. Zarif, l'accord visait à accorder à l'Iran un allègement des sanctions en échange de limites sur son programme nucléaire. Mais il a commencé à s'effilocher en 2018, lorsque M. Trump en a retiré le États-Unis et a réimposé des sanctions. En réponse, l'Iran a intensifié ses activités nucléaires un an plus tard.