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Loi 21: deux visions des valeurs québécoises

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Si elle est élue, Dominique Anglade laissera les tribunaux se prononcer sur la loi 21.

Devant cet engagement, le premier ministre Legault accuse la cheffe libérale d’être incapable de défendre les valeurs québécoises. Quelle erreur d’interprétation !

La discrimination comme valeur suprême

Ce que le premier ministre affirme, c’est que pour lui, discriminer les individus sur la base de leurs croyances religieuses, c’est une valeur québécoise.

Il l’a affirmé doublement, en employant le bâillon ET la clause de dérogation pour forcer l’adoption de la loi 21.

C’est ce qu’il réaffirme en contestant le jugement Blanchard qui, pourtant, maintient en grande partie la loi 21.

Nous sommes devant deux visions des valeurs québécoises.

D’un côté, celle de Dominique Anglade, pour qui les Québécois sont tolérants, accueillants, curieux, ouverts sur la différence et respectueux des croyances qui diffèrent des leurs. Pour elle et le PLQ, les Québécois n’hésitent pas à se porter à la défense des plus faibles et ne craignent pas de donner un coup de main à celles et ceux qui sont opprimés.

De l’autre côté, on a la vision du premier ministre et de la CAQ, pour qui il faut à tout prix effacer la différence du paysage québécois. Pourquoi ? Par peur que les croyances de la majorité ne soient pas assez fortes pour cohabiter avec la foi d’une minorité. 

Pour la CAQ, notre identité est si fragile qu’elle ne saurait tolérer de ne pas être seule à régner comme un empire.

Le Québec que j’aime, c’est celui où notre identité est si confiante et si belle qu’elle inspire les femmes à vivre librement, les hommes à demander de l’aide sans honte et les enfants à vouloir chanter en français.

Chaque fois qu’un gouvernement choisit d’imposer son joug au lieu d’inspirer par l’exemple, je me demande si, vraiment, « au Québec, c’est comme ça qu’on vit ».