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Qualité de l’air dans les écoles: Arruda mal à l'aise avec des déclarations de Roberge

François Legault forcé de défendre à nouveau son ministre de l’Éducation

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François Legault a dû voler une nouvelle fois au secours de son ministre de l’Éducation mercredi, après que le Dr Horacio Arruda ait admis son malaise devant les propos inexacts de Jean-François Roberge au sujet du protocole pour tester la qualité de l’air dans les écoles.

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Le directeur national de la Santé publique n’a pas apprécié que le ministre Roberge affirme que le protocole avait été validé par son organisation. «Il y a un certain inconfort, on peut se le dire», a-t-il lâché mercredi, en commission parlementaire à l’Assemblée nationale.

Dr Horacio Arruda venait d’être cuisiné pendant plusieurs minutes par le député solidaire Gabriel Nadeau-Dubois sur les déclarations du ministre de l’Éducation.

Ce dernier a affirmé publiquement, à plusieurs reprises, que les protocoles pour tester la qualité de l’air dans les classes avaient été «validés» par la Santé publique. Radio-Canada a depuis révélé que ce n’était pas le cas. Des experts de la Santé publique ont été consultés, mais seulement une partie de leurs recommandations ont été intégrées.

Crédibilité de la Santé publique

Dr Arruda souligne toutefois que la question de la ventilation n’est pas un domaine d’expertise de la Santé publique. Chose certaine, le Dr Richard Massé, son bras droit depuis le début de la pandémie, a contacté le sous-ministre à l’Éducation pour lui faire part de ses réserves sur les déclarations publiques du ministre Roberge.

Talonné par le député solidaire, Dr Arruda a dit souhaité que cet incident n’entache pas la réputation de son organisme. « J’espère que ça ne nuira pas à la crédibilité de la Santé publique et que les gens vont avoir confiance », a-t-il déclaré.

Ces propos ont alimenté les partis d’opposition, qui ont servi un barrage de questions à François Legault durant l’étude des crédits budgétaires du Conseil exécutif.

Confiance

Le premier ministre a été forcé de défendre Jean-François Roberge, une fois de plus, devant l’insistance de la libérale Dominique Anglade, du péquiste Pascal Bérubé et de la solidaire Manon Massé.

«J’ai pleinement confiance au ministre de l’Éducation», a-t-il assuré. Il a rappelé que son ministre est lui-même un enseignant de formation, qu’il a réussi à se débarrasser des commissions scolaires et à mettre en place son projet phare des maternelles 4 ans.

François Legault a reconnu que la Santé publique n’avait pas «validé» le protocole pour tester la qualité de l’air dans les écoles, mais qu’elle a plutôt été consultée. Mais toutes les recommandations ont été respectées, a-t-il insisté.

Le premier ministre a également tenu à rassurer les parents et les enseignants du Québec. «Actuellement, il n’y a pas de risque important pour les enfants dans les classes qui serait dû à la ventilation».  

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