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Enquête publique du CHSLD Laflèche : dernier jour d'audiences

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Les audiences publiques du Bureau du coroner sur le CHSLD Laflèche ont pris fin jeudi, au palais de justice de Shawinigan, en Mauricie.

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Après les derniers témoignages, la coroner Géhane Kamel a suggéré aux dirigeants du centre intégré de santé et de services sociaux de la Mauricie-et-du-Centre-du-Québec (CIUSSSMQ) de contacter les 44 familles des résidents décédés afin de leur offrir leurs condoléances et de répondre à leurs questions. Pour la coroner, ces coups de téléphone permettrait de mettre un baume sur la douleur des proches.

La directrice adjointe des services dans la communauté Rive-Nord, Claudia McMahon, a abordé l’ensemble des mesures qui ont été mises en place à son arrivée en poste comme gestionnaire de site le 10 avril 2020, soit trois semaines après le début de l’éclosion.

Une de ses priorités a été que les résidents retrouvent leurs effets personnels, ceux égarés lors des différents transferts de chambre. Les jours suivants, les employés recevaient les uniformes qu’ils avaient demandés, les bains complets étaient donnés aux résidents et l’état de santé de chaque résident a été vérifié.

Claudia McMahon a mentionné qu’aucun «signe de dénutrition» n’avait été observé et qu’aucun résident ne semblait avoir manqué de soins de base.

La coroner a questionné la gestionnaire de site sur l’installation de la morgue temporaire. Claudia McMahon a mentionné que le conteneur réfrigéré, qui avait fait grandement réagir, n’a jamais servi. La morgue temporaire avait été commandée par précaution dans l’optique que les maisons funéraires n’étaient plus en mesure de répondre à la demande.

La gestionnaire a affirmé que le conteneur avait d’abord été installé dans un endroit qui n’avait pas été autorisé, soit à l’avant du CHSLD. L’aspect du conteneur et son emplacement avaient choqué.

Des questions sans réponses

La fille de Maria Lermytte – une résidente qui a succombé au virus dans le centre de soins – qui assiste aux audiences publiques, a pris la parole pour une seconde fois.

Sofie Réunis a mentionné que l’enquête n’avait pas répondu à toutes ses questions. Elle ne comprend toujours pas le nombre de médicaments qui a été prescrit à sa mère une semaine avant son décès.

Selon elle, les douleurs et les cris de sa mère provenaient de ces journées passées assises dans un fauteuil roulant. Elle affirme que les médicaments n’ont pas aidé son état. Lorsque Sofie Réunis a vu sa mère pour la dernière fois, elle était devenue aveugle.

La coroner s’est engagée à obtenir des réponses. Géhane Kamel va poursuivre les audiences publiques concernant les décès dans d’autres CHSLD de la province. Elle souhaite remettre son rapport au mois de février 2022.