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Notre civilisation est aux soins palliatifs (2)

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Il y a quelques années, un père de Vancouver, Rob Hoogland, découvre que le prénom de sa fille de 12 ans avait été remplacé par un prénom masculin dans l’album des finissants.

En classe, la fille avait regardé des vidéos « éducatives » et décidé qu’elle était un garçon.

La loi provinciale dit que les parents n’ont pas le droit de savoir quel prénom leur enfant utilise à l’école.

Saga

La journaliste J.D. Robertson raconte la suite dans The Velvet Chronicle.

L’école envoie l’enfant chez un psychologue.

Ce psychologue admet avoir déjà traité un enfant supposément transgenre âgé de 2 ans et avoir recommandé à de jeunes patients de simuler des tendances suicidaires pour obtenir une thérapie de conversion.

Il dirige l’enfant vers l’unité d’endocrinologie de l’hôpital, où l’on décide d’administrer de la testostérone à la fille, maintenant âgée de 13 ans.

Le père objecte qu’on va trop vite et que sa fille est surtout confuse : avant de se dire garçon, elle se disait lesbienne, s’était dite amoureuse de deux professeurs et avait tenté de se suicider.  

Quand la fille atteignit les 14 ans, l’hôpital avisa le père que son consentement n’était plus requis et qu’on procéderait au traitement. 

On peut certes comprendre de passer outre au consentement parental quand, par exemple, des convictions religieuses entraînent le refus d’une intervention médicale pour sauver une vie.

Mais quand il est question de castration chimique ou chirurgicale, donc irréversible, quelle est la capacité d’un enfant de 14 ans de donner un « consentement éclairé » ?

Le cortex préfrontal, la partie du cerveau qui gère notre identité, ne termine de se développer qu’au milieu de la vingtaine.

On sait aussi, rappelle Robertson, que 75 % des enfants diagnostiqués comme souffrant de « dysphorie de genre » (se sentir homme dans un corps de femme ou vice versa) finissent, quand ils parviennent à l’âge adulte, par découvrir qu’ils sont tout simplement LGB. 

Pour faire court, le père a été condamné en 2019 pour « violence familiale » parce qu’il persistait à utiliser le prénom féminin quand il parlait à sa fille.

Il vient maintenant d’être condamné à 6 mois de prison pour avoir brisé la confidentialité en publiant les noms des médecins et le consentement signé par sa fille quand elle avait 13 ans. 

Essentiellement, il ne voulait pas faire subir à sa fille une thérapie de conversion médicalisée qu’il jugeait prématurée, incertaine et irréversible. 

Explosion

Il faut certes traiter avec un infini respect les adultes ayant la conviction que leur sexe et leur genre ne correspondent pas.

Mais on parle ici d’un enfant.

Un cas isolé ? Pas du tout. 

Abigail Shrier a documenté l’incroyable explosion du nombre de jeunes filles se disant transgenres, les parents dépassés, les vidéos « éducatives » purement idéologiques, les médecins enthousiastes de ces thérapies agressives et payantes, et l’habileté des lobbys militants pour traduire leurs positions en lois. 

Évidemment, Mme Shrier a été violemment attaquée et traitée de « transphobe ».

On vit une époque formidable, non ?