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Première journée de grève des professionnels de l’éducation

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Quelque 10 000 travailleurs du syndicat des professionnels de l’éducation de la CSQ étaient en grève, jeudi matin, pour dénoncer les impasses à la table de négociation avec le gouvernement.

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Il s’agit du premier matin de grève sur cinq voté par les membres du syndicat.

Au square Dorchester, à Montréal, plusieurs centaines de professionnels de l’éducation étaient présents pour manifester et faire entendre leur mécontentement. Ils souhaitaient aussi dénoncer leurs conditions de travail.

  • Écoutez le journaliste Alexandre Dubé avec Benoit Dutrizac sur QUB Radio: 

Jacques Landry, président de la FPPE-CSQ, affirme que les problèmes de rétention du personnel sont connus depuis longtemps dans le milieu de l’éducation et que pour changer les choses, les conditions d’emploi doivent être améliorées.

Il estime aussi que la question salariale, en comparaison avec le secteur privé, doit être sérieusement prise en compte et faire partie intégrante des négociations.

En effet, le président croit que plusieurs professionnels de l’éducation choisissent de travailler dans le secteur privé étant donné les meilleures conditions qui s’y trouvent.

«S’ils veulent vider les écoles, ils sont bien partis», a affirmé Jacques Landry en entrevue à LCN en matinée.

«Quand j'ai commencé ma "job", j'avais une école et cinq jours de travail. Maintenant, j'ai 14 écoles et mon salaire n'a pas changé», a dit une professionnelle de l'éducation qui se trouvait à la manifestation de Montréal jeudi matin.

Du côté du syndicat, on déplore aussi que les élèves figurent parmi les perdants puisque ce sont seulement ceux qui ont les plus grands besoins qui ont accès aux services.

«Ce matin, on n’a pas fermé d’écoles, mais c’est clair qu’on s’en va vers une intensification des moyens de pression. Le prochain coup, on va paralyser des écoles», a expliqué sans détour le président du syndicat.

La FPPE-CSQ est en négociation avec le gouvernement depuis plus de 16 mois.

Les professionnels incluent les orthophonistes, conseillers pédagogiques, psychologues, psychoéducateurs, parmi d’autres.