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Rendez-vous Québec Cinéma: 100 jours en pandémie

Le film Première vague relate les trois premiers mois de la crise attribuable à la pandémie de COVID-19

Première vague
Photo courtoisie, Kino Montréal Première vague met en scène quatre Montréalais provenant de milieux différents, pendant les premiers mois de la pandémie.

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La troisième vague de COVID-19 occupe tellement nos esprits qu’on a déjà presque oublié le climat anxiogène qui régnait au début de la pandémie, il y a un an. Premier long métrage québécois à s’inspirer directement de la crise sanitaire actuelle, Première vague nous fait revivre cette époque pas si lointaine et ô combien surréaliste. 

Réalisé par un collectif de jeunes cinéastes, Première vague relate de façon chronologique les 100 premiers jours de la pandémie en suivant en parallèle quatre Montréalais qui doivent s’adapter à cette nouvelle réalité. 

Le Québec sur pause, les points de presse quotidiens de François Legault, l’obsession du lavage de mains, les partys sur Zoom, les visites par les fenêtres des CHSLD et le fameux dicton « Ça va bien aller » qui nous permettait de croire à l’époque que la pandémie n’allait durer que quelques semaines... Le film produit par l’organisme Kino Montréal nous replonge dans l’ambiance particulière du premier confinement. 

« Le fait de revisiter les premiers mois de la pandémie nous aide à mieux comprendre où on en est aujourd’hui », observe le directeur général et artistique de Kino, Jarrett Mann, qui est à l’origine du projet. 

« Avec la pandémie, on a été très seuls et confrontés à nous-mêmes. Je pense que ça fait du bien, avec le recul, de voir à l’écran dans quel état d’esprit on était il y a un an. On se sent moins seul et ça nous aide à digérer ce qu’on vit en ce moment. »

Entre fiction et réalité

Jarrett Mann a eu l’idée de faire un film sur la pandémie dès le mois d’avril 2020. Conscient qu’on vivait un moment historique, il a rapidement mis en branle ce projet, afin de pouvoir rester collé le plus possible sur les événements. 

« J’étais étudiant en cinéma en 2001 quand les attentats du 11 septembre se sont produits, se souvient-il. J’ai toujours regretté de ne pas avoir pris ma caméra pour aller filmer les gens qui regardaient les nouvelles dans les restaurants. Comme tout le monde, j’étais conscient qu’on vivait un moment historique, mais je n’ai rien fait. Vingt ans plus tard, quand la pandémie est arrivée, je me suis dit que je ne pouvais pas passer à côté de la possibilité de faire une œuvre sur ce qu’on vivait à ce moment-là. »

Conçu comme un film choral, Première vague a été tourné avec un petit budget l’été dernier. Les quatre cinéastes recrutés (Max Dufaud, Kevin T. Landry, Reda Lahmouid et Rémi Fréchette) avaient chacun seulement quelques jours pour tourner leurs segments. « Ç’a été tout un défi de produire ce film en moins d’un an, lance Jarrett Mann. C’est la première fois que Kino produit un long métrage de A à Z et je dois dire qu’on est plutôt fiers de ce qu’on a accompli. »


Première vague est présenté en ligne jusqu’au 8 mai sur le site des Rendez-vous Québec Cinéma.