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On tourne vert: vers des plateaux de cinéma et de télé écoresponsables

On tourne vert: vers des plateaux de cinéma et de télé écoresponsables
PHOTO AGENCE QMI, MARIO BEAUREGARD

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Le virage écologique a officiellement été entrepris dans l’industrie audiovisuelle du Québec. Grâce au programme On tourne vert, lancé vendredi, les équipes de télé et de cinéma d’ici sont encouragées à effectuer une transition verte sur leurs différents plateaux de tournage. 

Afin de permettre des pratiques durables, Québecor ainsi que ses filiales MELS et TVA se sont jointes au Bureau du cinéma et de la télévision du Québec (BCTQ) et au Conseil québécois des événements écoresponsables (CQEER) pour développer un projet d’envergure soutenu par la Ville de Montréal.

Divers outils sont offerts aux artistes et artisans en audiovisuel: le «Guide de production écoresponsable», le site web ontournevert.com, un répertoire de fournisseurs écoresponsables, des affiches de signalisation destinées aux plateaux et un programme d’accréditation.

Un calculateur de carbone et des formations pour un environnement de travail plus vert - développées en partenariat avec L’Institut national de l’image et du son - font aussi partie des plans à court terme.

Implication

Pour Pierre Moreau, président-directeur général du BCTQ, le programme On tourne vert «s’ajoute aux nombreux atouts de notre industrie reconnus à travers le monde tels que notre main-d’œuvre hautement qualifiée, nos expertises variées, nos infrastructures ainsi que les conditions économiques favorables offertes au Québec».

On tourne vert: vers des plateaux de cinéma et de télé écoresponsables
PHOTO AGENCE QMI, MARIO BEAUREGARD

Pierre Moreau
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Pierre Moreau

Selon lui, quatre secteurs doivent être surveillés de près quand vient le temps de parler d’écoresponsabilité lors d’un tournage.

«D’abord, la consommation d’eau. Sur un grand plateau américain, il peut se boire jusqu’à 40 000 bouteilles d’eau. L’autre chose, la consommation d’énergie. Ce travail est amorcé; les génératrices au diesel sont progressivement remplacées par les génératrices électriques. Troisièmement, la récupération. Sur un plateau, il y a plusieurs choses à récupérer: la nourriture, les costumes, le bois, le métal... Et le transport: c’est un gros élément sur lequel on doit faire attention.»

Aujourd’hui, il faut appliquer de grands et nombreux gestes si on souhaite prendre soin de la planète.

«Tous les milieux sont appelés à mettre l’épaule à la roue en temps de crise climatique. Appliquer la transition écologique aux productions audiovisuelles est maintenant incontournable», a laissé savoir Caroline Voyer, directrice générale du CQEER.

Caroline Voyer
PHOTO AGENCE QMI, MARIO BEAUREGARD
Caroline Voyer

«En tant qu’entreprise ainsi que joueur majeur dans le domaine des productions cinématographiques et télévisuelles, nous devons faire preuve de leadership pour lutter efficacement contre les changements climatiques», a notamment dit Pierre Karl Péladeau, président et chef de la direction de Québecor.

«C’est un projet à long terme, mais on espère que dans les trois prochaines années, le message va être passé partout. La bonne nouvelle, c’est que ça fait déjà partie des valeurs de la jeune génération qui arrive et travaille», a ajouté Pierre Moreau.

Pierre Karl Péladeau
PHOTO AGENCE QMI, MARIO BEAUREGARD
Pierre Karl Péladeau

Accréditation

Entretemps, cinq productions de chez nous auront bientôt droit à une accréditation, soit Bravo Fest! de (L’Éloi production), le film «Chien blanc» (Go Films), le film «Single All the Way» (Muse Entertainement), l’émission «L’Académie du Guide de l’auto» (Viking Film) et le film «Falcon Lake» (Metafilms).

Elles auront toutes un logo associé à leur niveau de participation. «Chaque production pourra l’utiliser dans son générique, mais aussi d’autres outils de communication, à sa guise. On veut qu’elle puisse rayonner», a précisé Caroline Voyer.

L’industrie du tournage en ville 

Montréal étant une plaque tournante du cinéma et de la télévision, la mairesse Valérie Plante a tenu à rappeler que l’industrie du tournage en ville, c’est: 

  • 1,5 milliard $ en moyenne par année en productions locales, étrangères et coproductions 
  • Environ 350 millions $ en retombées économiques annuellement 
  • 300 millions $ de contrats 
  • 35 000 emplois créés 
  • 500 entreprises de production et de diffusion 
  • Quelque 30 entreprises d’effets visuels 
  • 2 complexes majeurs